Guide de la race

Cornish Rex et Californian Rex

Une fourrure en vagues d’astrakan, un dos de lévrier et l’ossature la plus fine des chats, pour un compagnon qui vous suit pas à pas.

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Les caractéristiques du Cornish Rex et Californian Rex

Poil

Frisé

Gabarit

Oriental

Toilettage

Normal

2 sur 3

Caractère

Démonstratif

Tests reconnus

1 test ADN

Ce que le gabarit veut dire

Où se situe le Cornish Rex et Californian Rex parmi les races

Le LOOF range chaque race dans l’un de ses six gabarits. Le Cornish Rex et Californian Rex appartient au groupe « oriental », qui compte 5 races sur les 54 publiées.

Les six gabarits, du plus imposant au plus fin

  • Long & puissant
  • Cobby
  • Semi-cobby
  • Semi-foreign
  • Foreign
  • Oriental

Avant de vous décider

Ce que cette race demande vraiment

01

Les oreilles, chaque semaine

Le registre demande un nettoyage hebdomadaire à la lotion douce, et la Cat Fanciers’ Association note que le cérumen s’y accumule vite. C’est le seul vrai soin de la race.

02

De la compagnie et du jeu

Très actif, il suit ses maîtres pas à pas selon le registre. Il attend qu’on joue avec lui, pas seulement qu’on l’admire.

03

De la chaleur l’hiver, de l’ombre l’été

Sans poil de jarre, sa fourrure protège mal. La Cat Fanciers’ Association le dit frileux et exposé au coup de soleil.

Le calendrier

De la naissance à votre salon

La question la plus posée aux éleveurs est « quand puis-je le ramener ». Une partie de la réponse est dans la loi, l’autre est la recommandation du registre officiel. Les deux ne disent pas la même chose.

Jour 0

La portée naît

L’éleveur la déclare. Sur Monéleveur, une portée peut être annoncée avant la naissance, et vous pouvez demander à être prévenu.

3 mois révolus

Ce que le registre conseille d’attendre

Le LOOF recommande d’attendre trois mois pleins : le chaton est alors sociabilisé et sa vaccination est complète, primo-injection et rappel.

Le portrait du Cornish Rex et Californian Rex

Son histoire

Kallibunker, chaton frisé d’une ferme de Cornouailles

Le 21 juillet 1950, en Cornouailles, naît dans une portée de chats de ferme un chaton crème au pelage d’astrakan, aux grandes oreilles et à la queue de rat. Sa propriétaire, Nina Ennismore, le garde et le nomme Kallibunker. La Cat Fanciers’ Association rapporte qu’après avoir consulté un vétérinaire et un généticien, elle le marie à sa mère, qui donne deux autres chatons frisés. Le nom de Rex vient des lapins du même nom, qu’elle connaissait.

Faute de chats en nombre, les éleveurs britanniques marient ensuite les Cornish à d’autres races, dont le Siamois et le Burmese. Ces mariages établissent le caractère récessif de la mutation tout en élargissant la base de la race. Tous les Cornish d’aujourd’hui descendent de Kallibunker.

Tous descendent d’un seul chaton frisé

Son look

Des vagues d’astrakan sur un corps de lévrier

Le standard donne à la fourrure autant de poids qu’à la morphologie : quarante points sur cent pour la robe, dont vingt pour le seul crantage. Elle se compose d’un poil de garde modifié au point de ressembler à du duvet et d’un sous-poil, sans poil de jarre entre les deux. Chez le Cornish, courte et très douce, elle forme des vagues successives qui évoquent l’astrakan, et les moustaches, courtes et souvent cassantes, doivent être présentes. Chez le Californian, mi-longue, elle tombe en mèches ondulées, avec des moustaches longues et souples ; ce poil le fait paraître un peu plus lourd qu’il n’est.

Dessous, un corps de lévrier : dos arqué, cage thoracique profonde et l’ossature la plus fine de toute la gent féline, sans que le chat soit fragile. La tête, plus longue que large, montre de profil deux arcs convexes, le profil dit romain. Les oreilles sont grandes, coniques, placées haut, et le chat semble se tenir sur la pointe des pieds comme une danseuse. Toutes les couleurs sont admises.

Un poil de jarre, un poil plat ou une fourrure grossière font refuser tout titre. De grandes zones dénudées sont pénalisées, mais une base de queue dégarnie, surtout chez le mâle, ne doit pas l’être lourdement.

La fourrure compte autant que le chat

Au quotidien

Un clown en habit de lévrier

Très actif, agile et intelligent, le Cornish suit ses maîtres pas à pas, écrit le registre, comme le ferait un chien. La Cat Fanciers’ Association parle d’une personnalité de clown dans l’élégance d’un lévrier, et d’un chat qui tient à partager chaque instant de votre vie. En général, ajoute-t-elle, il aime qu’on le prenne en main.

Sa finesse trompe. Le registre le dit plus proche de l’athlète que de la poupée de porcelaine, et la même association le décrit robuste et vigoureux. Ce qu’il réclame n’est donc pas des précautions, mais du jeu et de la compagnie. Rangé parmi les chats démonstratifs, il se choisit pour sa présence autant que pour ses boucles.

Un athlète, pas une poupée de porcelaine

Son entretien

Rien à peigner, tout dans les oreilles

La fourrure crantée ne demande presque rien : le registre réduit son toilettage à sa plus simple expression, et la Cat Fanciers’ Association juge le peignage régulier inutile pour un poil qui tombe très peu. Le geste qui compte est ailleurs. Le registre demande de nettoyer l’intérieur des oreilles une fois par semaine avec une lotion douce. Le cérumen s’y accumule plus vite que chez d’autres races, note la même association.

Certains chats deviennent gras avec le temps et justifient un bain occasionnel, shampoing puis séchage soigneux à la serviette. Jamais de sèche-cheveux, prévient-elle : il abîme les boucles.

Privée de poil de jarre, la fourrure protège mal. Elle conseille de surveiller l’exposition au soleil, et signale un chat qui prend vite froid, à qui un pull peut servir l’hiver.

Les oreilles chaque semaine, le sèche-cheveux jamais

Santé de la race

1 test génétique à exiger, résultats de laboratoire à l’appui

La Cat Fanciers’ Association décrit une race robuste et vigoureuse, sans problème de santé héréditaire connu.

Le LOOF reconnaît pour le Cornish Rex et le Californian Rex un test génétique, celui de l’atrophie progressive de la rétine (rdAc). Réclamez le compte rendu du laboratoire pour les deux parents, au nom de chacun.

PRA-rdAc Atrophie rétinienne progressive (variante rdAc) Test ADN LOOF, conseil scientifique

À lire avant de vous engager

À qui cette race ne convient pas

Aucune race ne va à tout le monde. Voici les cas où celle-ci se passe mal.

L’envie d’un chat indépendant

Il vous suit de pièce en pièce, comme un chien, écrit le registre. Qui cherche un chat qui vit sa vie de son côté sera vite encombré.

Une maison froide ou sans ombre

Une fourrure fine ne compense ni un logement mal chauffé, ni une véranda en plein soleil. La Cat Fanciers’ Association conseille un pull pour l’hiver.

Un chat choisi pour sa seule allure

Sous ses airs de figurine, c’est un athlète très actif. Un intérieur qui veut un chat décoratif et immobile ne le rendra pas heureux.

Un budget pensé pour le seul départ

Lotion pour les oreilles, alimentation d’un chat actif, suivi vétérinaire : la dépense continue chaque mois après la réservation.

Questions fréquentes

Ce qu’on nous demande sur le Cornish Rex et Californian Rex

Quelle différence entre le Cornish Rex et le Californian Rex ?

Seule la longueur du poil. Le standard du LOOF en fait deux variétés d’une même race : fourrure courte et moustaches courtes pour le Cornish, fourrure mi-longue en mèches ondulées et moustaches longues pour le Californian. Les mariages entre les deux sont autorisés.

Le Cornish Rex perd-il ses poils ?

Très peu, selon la Cat Fanciers’ Association, et sa fourrure ne demande pas de peignage régulier. Le standard pénalise en revanche de grandes zones dénudées, et tolère seulement une base de queue dégarnie.

À partir de quel âge puis-je ramener mon chaton ?

Huit semaines est le minimum légal, à condition que le chaton soit identifié par puce ou tatouage. Le registre recommande néanmoins d’attendre trois mois révolus : le chaton est alors sociabilisé et sa vaccination est complète, primo-injection et rappel. Un éleveur qui propose un départ entre huit semaines et trois mois n’est pas hors la loi, mais il vaut la peine de lui demander pourquoi.

Quels tests génétiques dois-je réclamer à l’éleveur ?

Le LOOF en reconnaît un pour le Cornish Rex et le Californian Rex, l’atrophie progressive de la rétine (rdAc). Demandez-le sur les deux parents, avec le compte rendu du laboratoire.

Le Cornish Rex est-il un chat fragile ?

Non. Il a l’ossature la plus fine de l’espèce, mais le standard précise qu’il n’est pas fragile, et le registre le compare à un athlète plutôt qu’à une poupée de porcelaine. Sa vraie faiblesse est sa fourrure, qui le protège mal du froid et du soleil.

La source

Ce que le registre officiel publie

Le Livre Officiel des Origines Félines (LOOF) est le registre officiel de l’espèce. C’est une association agréée par le ministère de l’Agriculture depuis 2006. Les valeurs ci-contre viennent de ses fiches.

Fiche officielle Standard de la race

Gabarit
Oriental
Type de poil
Frisé
Toilettage
Normal
Caractère
Démonstratif
Championnat
Oui
Mariage autorisé
Cornish Rex x Cornish Rex ; Cornish Rex x Californian Rex ; Californian Rex x Californian Rex

Avant d’adopter

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