Poil
Court
Guide de la race
Le chat domestique d’Europe fixé en race sans rien lui ajouter, un chasseur resté joueur toute sa vie, et un standard qui refuse tout titre à qui ressemble à une autre race.
Poil
Court
Gabarit
Semi-foreign
Toilettage
Modéré
1 sur 3Caractère
Sentimental
Tests reconnus
2 tests ADN
Ce que le gabarit veut dire
Le LOOF range chaque race dans l’un de ses six gabarits. L’European Shorthair appartient au groupe « semi-foreign », qui compte 16 races sur les 54 publiées.
Les six gabarits, du plus imposant au plus fin
Avant de vous décider
01
Le registre le dit joueur tout au long de sa vie. Le chaton qui court après les jouets restera un adulte qui en réclame : le temps de jeu ne diminue pas avec l’âge.
02
Sans jardin clos, la FIFe juge qu’il gagne beaucoup à avoir un compagnon, chat ou chien. Un autre animal lui apporte les stimulations qu’un intérieur calme ne donne pas.
03
Anatomiquement, rien ne le distingue du chat domestique commun à poil court. Seul le pedigree, en France celui du LOOF, fait d’un chaton un European Shorthair : c’est le premier document à demander.
Le calendrier
La question la plus posée aux éleveurs est « quand puis-je le ramener ». Une partie de la réponse est dans la loi, l’autre est la recommandation du registre officiel. Les deux ne disent pas la même chose.
Jour 0
L’éleveur la déclare. Sur Monéleveur, une portée peut être annoncée avant la naissance, et vous pouvez demander à être prévenu.
8 semaines
Un chaton peut légalement être cédé dès huit semaines, à condition d’être identifié par puce ou tatouage. Son numéro ICAD figure alors obligatoirement sur l’annonce.
3 mois révolus
Le LOOF recommande d’attendre trois mois pleins : le chaton est alors sociabilisé et sa vaccination est complète, primo-injection et rappel.
Son histoire
Le LOOF le présente comme le descendant direct du chat domestique commun, qui s’est développé naturellement avant d’être soumis à des règles d’élevage. La FIFe fait naître la race au début du XXe siècle : quand la mode des poils longs battait son plein, des amateurs ont voulu préserver le chat nordique d’origine. Elle précise que la race est plus ancienne que la fédération elle-même, et qu’on la trouve décrite, photos à l’appui, dans des livres sur le chat des années 1930.
Le but n’a pas changé : garder le type aussi proche que possible de ces chats d’origine. Le registre français note que certains le jugent trop commun et le confondent avec le chat de gouttière, et que la race peine à s’affirmer.
Une race née pour que le chat d’origine ne se perde pas
Son look
Le standard pose un principe peu commun : l’Européen n’est pas différent, sur le plan anatomique, du chat domestique à poil court, mais il ne doit ressembler à aucune race existante. Une ressemblance avec une autre race fait refuser tout titre, et le registre écarte de la race tout chat issu de métissage.
Le corps est semi-foreign, de taille moyenne à grande, inscrit dans un rectangle, avec une poitrine large, une ossature forte et une musculature puissante, qui vaut à elle seule dix points sur cent. Le dimorphisme est prononcé : les mâles sont plus grands que les femelles. Plus longue que large, la tête est assez ronde, les joues bien développées, le nez droit, sans stop mais avec un léger changement de direction. Les yeux arrondis, placés un peu de biais, vont de l’orange au jaune et au vert, aussi lumineux et uniformes que possible.
La fourrure est courte, dense, lustrée et couchée sur le corps, sans sous-poil excessif. Toutes les couleurs sont admises sauf celles basées sur le chocolat, le lilac, le cinnamon et le fawn, en catégorie traditionnelle seulement : ni colourpoint, ni sépia, ni mink. Des taches blanches sont pénalisées chez un chat qui n’est pas particolore.
Un chat sans exagération, et sans air d’une autre race
Au quotidien
Le LOOF le classe « sentimental » et le dit capable de s’adapter à tous les environnements. Sociable, il vit avec d’autres chats et même avec des chiens, à condition qu’ils le respectent. Il reste joueur toute sa vie, adore se dépenser dehors quand il a un jardin, et le registre prévient que c’est un chasseur redoutable.
La FIFe décrit un tempérament harmonieux, assez solide pour suivre la vie d’une famille active, et le juge adapté aux foyers avec enfants. Moyennement actif, il sait s’occuper seul avec un jouet sans rien détruire. Sans jardin clos, la même fédération juge qu’il gagne beaucoup à avoir un compagnon, chat ou chien.
Un compagnon de famille, et un chasseur à ne pas oublier
Son entretien
Le registre classe son toilettage « modéré ». Le standard décrit une fourrure courte, dense et couchée, sans sous-poil excessif, que la FIFe dit aussi élastique au toucher. Ni l’un ni l’autre ne fixe de rythme de brossage : demandez à l’éleveur celui qu’il pratique sur ses chats.
L’essentiel du temps passé avec lui va au jeu, puisque le registre le dit joueur toute sa vie. La FIFe le dit plus porté à chasser les insectes d’un jardin clos qu’à ouvrir les portes.
Peu de brosse, beaucoup de jeu
Santé de la race
Le LOOF reconnaît deux tests génétiques pour l’European Shorthair. Le premier dépiste l’atrophie progressive de la rétine de type rdAc, due à une mutation du gène CEP290. C’est une dégénérescence tardive de la rétine : ses premiers signes se voient à l’examen de l’œil vers un ou deux ans, et elle conduit à la cécité. Le second porte sur le déficit en pyruvate kinase, lié au gène PKLR. Cette anémie par destruction des globules rouges varie beaucoup d’un chat à l’autre, dans son âge d’apparition comme dans sa gravité.
Les deux se transmettent sur le mode récessif. Un chaton n’est atteint que s’il reçoit la mutation de ses deux parents. Un porteur ne montre aucun signe : seul le compte rendu du laboratoire, au nom de chaque reproducteur, permet de le savoir.
PKDef Déficit en pyruvate kinase Test ADN LOOF, conseil scientifique
PRA-rdAc Atrophie rétinienne progressive (variante rdAc) Test ADN LOOF, conseil scientifique
À lire avant de vous engager
Aucune race ne va à tout le monde. Voici les cas où celle-ci se passe mal.
Le registre prévient que c’est un chasseur redoutable. Si les oiseaux du jardin vous sont chers, un chat qui sort librement vous mettra face à ce qu’il rapporte.
Son standard lui interdit de ressembler à une autre race, et il a l’allure d’un chat de maison. Si vous voulez un chat qui se remarque dans la rue, ce n’est pas celui-ci.
Le LOOF le dit capable de vivre avec des chiens, à condition qu’ils le respectent. Un chien qui poursuit les chats ne remplit pas cette condition.
Alimentation, jouets, griffoir, suivi vétérinaire : la dépense revient chaque mois, et le prix du chaton n’en dit rien.
Questions fréquentes
À l’œil, parfois aucune : le standard ne le dit pas différent, sur le plan anatomique, du chat domestique commun à poil court. La différence est le pedigree LOOF, qui atteste d’une ascendance inscrite et d’une sélection sur le standard. Sans lui, un chat reste un chat d’apparence.
Non. Le British est semi-cobby, tout en rondeur, avec une fourrure dressée au sous-poil épais. L’European Shorthair est semi-foreign, inscrit dans un rectangle, la tête plus longue que large et la fourrure couchée. Son standard refuse d’ailleurs tout titre à un chat qui ressemble à une autre race.
Oui : le LOOF le dit capable de s’adapter à tous les environnements. Sans jardin clos, la FIFe juge qu’il gagne beaucoup à avoir un autre animal pour compagnon, chat ou chien.
Les deux que le LOOF reconnaît pour la race : l’atrophie progressive de la rétine de type rdAc et le déficit en pyruvate kinase. Demandez-les sur les deux parents, avec le compte rendu du laboratoire.
Huit semaines est le minimum légal, à condition que le chaton soit identifié par puce ou tatouage. Le registre recommande néanmoins d’attendre trois mois révolus : le chaton est alors sociabilisé et sa vaccination est complète, primo-injection et rappel. Un éleveur qui propose un départ entre huit semaines et trois mois n’est pas hors la loi, mais il vaut la peine de lui demander pourquoi.
La source
Le Livre Officiel des Origines Félines (LOOF) est le registre officiel de l’espèce. C’est une association agréée par le ministère de l’Agriculture depuis 2006. Les valeurs ci-contre viennent de ses fiches.
Avant d’adopter
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