Poil
Court / mi-long
Guide de la race
Une tête de lynx roux sur un chat entièrement domestique, qui marche en laisse, rapporte ce qu’on lui lance et naît parfois avec des doigts en plus.
Poil
Court / mi-long
Gabarit
Long & puissant
Toilettage
Normal
2 sur 3Caractère
Sentimental
Tests reconnus
À demander à l'éleveur
Le LOOF ne reconnaît aucun test génétique pour cette raceCe que le gabarit veut dire
Le LOOF range chaque race dans l’un de ses six gabarits. Le Pixie Bob appartient au groupe « long & puissant », qui compte 9 races sur les 54 publiées.
Les six gabarits, du plus imposant au plus fin
Avant de vous décider
01
Le LOOF lui prête une énergie de bulldozer. Jeux de lancer, promenades en harnais : la TICA assure qu’il apprend les deux, et le LOOF conseille de l’habituer à la laisse dès son plus jeune âge.
02
Sa fourrure double et laineuse se peigne ou se brosse une fois par semaine, conseille la TICA, pour éviter les nœuds et limiter la perte de poils.
03
La TICA recommande de surveiller son poids sans le confondre avec sa carrure. Un mâle adulte pèse déjà de 5,4 à 7,7 kg selon elle.
Le calendrier
La question la plus posée aux éleveurs est « quand puis-je le ramener ». Une partie de la réponse est dans la loi, l’autre est la recommandation du registre officiel. Les deux ne disent pas la même chose.
Jour 0
L’éleveur la déclare. Sur Monéleveur, une portée peut être annoncée avant la naissance, et vous pouvez demander à être prévenu.
8 semaines
Un chaton peut légalement être cédé dès huit semaines, à condition d’être identifié par puce ou tatouage. Son numéro ICAD figure alors obligatoirement sur l’annonce.
3 mois révolus
Le LOOF recommande d’attendre trois mois pleins : le chaton est alors sociabilisé et sa vaccination est complète, primo-injection et rappel.
Son histoire
Au printemps 1985, dans l’État de Washington, Carol Ann Brewer achète un chaton mâle tacheté, à queue courte et aux doigts surnuméraires. En janvier 1986, elle recueille Keba, un grand mâle à queue courte qui lui arrive aux genoux ; il couvre Maggie, la chatte d’un voisin, qui met bas en avril. Elle garde une femelle au pelage fauve rougeâtre et à l’air sauvage, qu’elle nomme Pixie. C’est le récit de la TICA ; celui du LOOF la montre sillonnant la région pour trouver Keba et Maggie.
En 1989, elle rédige un premier standard et baptise la race. La TICA l’admet en exposition en 1994, puis en championnat à partir de la saison 1998. Reste la légende d’un croisement avec le lynx roux, que l’allure du chat entretient : le LOOF écrit que l’ADN a montré qu’il n’a jamais eu de lynx parmi ses ancêtres.
L’allure du lynx, sans une goutte de lynx
Son look
Le standard partage ses points à égalité entre la tête et le corps, quarante chacun. Vue de face, la tête dessine une grosse poire inversée. Le nez, le museau et le menton, qu’il compare à un diamant aux facettes arrondies, valent à eux seuls quinze points : nez gros et légèrement busqué, truffe rouge brique, menton fort couvert d’une fourrure touffue. Sous des sourcils broussailleux, des paupières lourdes donnent au chat un air à demi endormi. Les yeux vont du doré au noisette, le vert groseille est admis, et des plumets au bout des oreilles sont souhaitables.
Le corps, long et puissant, avance d’une démarche chaloupée ; le dos se creuse derrière les épaules et remonte vers des hanches plus hautes. La TICA situe un mâle entre 5,4 et 7,7 kg, une femelle entre 3,6 et 5,4 kg, et le LOOF place sa pleine maturité vers deux ou trois ans. La queue mesure au moins 5 cm, et au plus la longueur du jarret. Un os de queue plus court qu’environ 2,5 cm, ou une queue entière, fait refuser tout titre.
Une seule robe est admise, le brown spotted tabby, atténué par un ticking important qui, l’hiver, donne à la fourrure un air saupoudré de givre. Chez le poil long, elle ne dépasse pas 5 cm, et une collerette fait refuser tout titre. Un Pixie Bob polydactyle ou à queue normale peut recevoir un pedigree LOOF, mais il sert à l’élevage et ne concourt pas.
Une robe, une tête de lynx, une queue mesurée
Au quotidien
Son air sauvage ne dit rien de sa nature, prévient le standard, qui le décrit affectueux, digne de confiance et docile. Le LOOF, qui le classe « sentimental », ajoute qu’il se déplace avec une énergie de bulldozer, mais qu’il ne semble pas savoir qu’il a des griffes.
La TICA le dit dévoué à sa famille à la manière d’un chien. Il apprend sans peine à marcher en harnais et en laisse, surtout si on l’y habitue chaton, précise le registre, et à rapporter ce qu’on lui lance. Il veut prendre part à tout ce que fait la maison, sans cesser d’être un chat posé qui s’installe calmement au milieu des siens.
Selon la même fédération, il s’entend avec les enfants et les autres animaux, et parle sa propre langue : pépiements, gazouillis, et parfois un grognement.
Il rapporte, il suit, il grogne un peu
Son entretien
Au LOOF, son toilettage est « normal », et le registre juge qu’il demande peu d’entretien. Sa fourrure double et laineuse, qui se tient à distance du corps, se peigne ou se brosse une fois par semaine selon la TICA, pour éviter les nœuds et limiter la perte de poils. Le standard prévient qu’elle change avec les saisons, plus courte l’été, plus dense l’hiver, en texture comme en longueur.
Le reste relève des soins de tout chat, que la même fédération énumère : griffes coupées, oreilles nettoyées, dents brossées, et un griffoir bien haut.
Un peigne par semaine, plus dense en hiver
Santé de la race
Le LOOF ne reconnaît aucun test génétique pour le Pixie Bob. La TICA le décrit généralement en bonne santé, avec une mise en garde propre à la race : surveiller son poids, et ne pas prendre de l’embonpoint pour de la carrure.
Les questions se posent donc à l’éleveur : le suivi vétérinaire de ses reproducteurs, les vaccins et traitements antiparasitaires du chaton, que la même fédération conseille de tenir à jour, et le pedigree LOOF.
À lire avant de vous engager
Aucune race ne va à tout le monde. Voici les cas où celle-ci se passe mal.
C’est un chat domestique sélectionné pour ressembler au lynx roux. Le LOOF écrit que l’ADN l’a établi : aucun lynx parmi ses ancêtres.
Le standard n’en admet qu’une. Un « Pixie Bob » d’une autre couleur ou d’un autre motif n’est pas conforme, et se voit refuser tout titre.
Le LOOF lui prête une énergie de bulldozer dans ses déplacements : prévoyez de l’espace pour qu’il la dépense.
Le LOOF a délivré 333 pedigrees de Pixie Bob de 2003 à 2022 : à ce rythme, l’éleveur le plus proche risque d’être loin. Trajet, alimentation, suivi vétérinaire s’ajoutent au prix.
Questions fréquentes
Non. L’idée d’un croisement avec le lynx roux circule, mais le LOOF écrit que l’ADN a montré qu’il n’a jamais eu de lynx parmi ses ancêtres. La TICA le présente comme un chat domestique sélectionné pour en avoir l’allure ; son standard LOOF le dit affectueux, digne de confiance et docile.
Oui, avec une nuance. La TICA admet la polydactylie chez cette race, jusqu’à sept doigts, là où un chat en compte normalement cinq devant et quatre derrière. Au LOOF, un Pixie Bob polydactyle peut recevoir un pedigree et servir à l’élevage, mais il ne participe pas au championnat.
Au moins 5 cm, environ la longueur d’un pouce, et au plus jusqu’au jarret quand la patte est détendue, selon le standard du LOOF, qui accepte des irrégularités osseuses. Un os de queue plus court qu’environ 2,5 cm ou une queue entière font refuser tout titre ; à queue normale, le chat reste inscriptible comme auxiliaire d’élevage.
Le LOOF ne reconnaît aucun test génétique pour le Pixie Bob. Demandez plutôt le suivi vétérinaire des deux parents, les vaccins et traitements antiparasitaires du chaton, et son pedigree LOOF.
Huit semaines est le minimum légal, à condition que le chaton soit identifié par puce ou tatouage. Le registre recommande néanmoins d’attendre trois mois révolus : le chaton est alors sociabilisé et sa vaccination est complète, primo-injection et rappel. Un éleveur qui propose un départ entre huit semaines et trois mois n’est pas hors la loi, mais il vaut la peine de lui demander pourquoi.
La source
Le Livre Officiel des Origines Félines (LOOF) est le registre officiel de l’espèce. C’est une association agréée par le ministère de l’Agriculture depuis 2006. Les valeurs ci-contre viennent de ses fiches.
Avant d’adopter
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