Guide de la race

Thaï

Le Siamois de nos grand-mères, gardé tel qu’il était avant d’être étiré : plus rond, aussi bavard, et un standard qui lui interdit de ressembler au Siamois d’aujourd’hui.

Voir les portées à venir Me prévenir pour cette race

Les caractéristiques du Thaï

Poil

Court

Gabarit

Foreign

Toilettage

Modéré

1 sur 3

Caractère

Sentimental

Tests reconnus

2 tests ADN

Ce que le gabarit veut dire

Où se situe le Thaï parmi les races

Le LOOF range chaque race dans l’un de ses six gabarits. Le Thaï appartient au groupe « foreign », qui compte 6 races sur les 54 publiées.

Les six gabarits, du plus imposant au plus fin

  • Long & puissant
  • Cobby
  • Semi-cobby
  • Semi-foreign
  • Foreign
  • Oriental

Avant de vous décider

Ce que cette race demande vraiment

01

Accepter un chat qui parle

Le registre le dit bavard, comme le Siamois. Il sait se faire comprendre, et il le fait entendre.

02

Être présent

Il vous accompagne dans chacune de vos activités. Un Thaï se vit au quotidien, pas en fin de journée seulement.

03

Accepter un chat possessif

Le registre lui prête un sens aigu de la possession envers son maître. C’est un trait de caractère à connaître, pas un défaut à corriger.

Le calendrier

De la naissance à votre salon

La question la plus posée aux éleveurs est « quand puis-je le ramener ». Une partie de la réponse est dans la loi, l’autre est la recommandation du registre officiel. Les deux ne disent pas la même chose.

Jour 0

La portée naît

L’éleveur la déclare. Sur Monéleveur, une portée peut être annoncée avant la naissance, et vous pouvez demander à être prévenu.

3 mois révolus

Ce que le registre conseille d’attendre

Le LOOF recommande d’attendre trois mois pleins : le chaton est alors sociabilisé et sa vaccination est complète, primo-injection et rappel.

Le portrait du Thaï

Son histoire

L’ancien Siamois, qui a dû changer de nom

Les premiers Siamois connus arrivent du royaume du Siam et sont exposés au Crystal Palace, en Angleterre, en 1871. Chez lui, en Thaïlande, on l’appelle wichienmaat. Le public s’en éprend du début du XXe siècle jusqu’à la Seconde Guerre mondiale.

Dès les années 1950, selon la TICA, la sélection allonge peu à peu la silhouette. Des amateurs du type d’origine conservent pourtant l’ancien Siamois, plus arrondi et plus trapu. Le nom de Siamois restant attaché aux formes longilignes, il a fallu en trouver un autre : en 1990, la World Cat Federation adopte celui de Thaï, d’après la Thaïlande, l’ancien Siam. Son standard le décrit comme le « chat de nos grand-mères », le Siamois des expositions d’avant 1970, et précise qu’il ne doit en rien ressembler au Siamois actuel.

Le même chat, avant qu’on ne l’étire

Son look

Un corps qui compte plus que la tête

Son standard note le corps plus que la tête, 45 points contre 40, et la robe seulement 15 : c’est la silhouette qui fait le Thaï. De format foreign, le corps est de taille moyenne, très musclé sans lourdeur, avec une poitrine ouverte et légèrement arrondie. Les pattes sont plutôt fines, la queue épaisse à la base et arrondie au bout. La tête, un peu plus longue que large, forme un triangle aux contours adoucis, et les mâles peuvent avoir les joues plus développées. De profil, deux plans parallèles se rejoignent à hauteur des yeux par une légère déclivité. Les yeux ovales, placés de biais, sont du bleu le plus intense possible, mais le standard accepte du bleu pâle au bleu foncé.

Colourpoint, il porte des points bien contrastés sur un corps uniforme. Toutes les couleurs sont reconnues, en solide, tabby ou silver/smoke. La robe est courte, serrée et couchée, d’une texture fine.

Quatre défauts font refuser tout titre : une apparence trop proche du Siamois ou du Tonkinois, un médaillon ou des taches blanches, un nez ou des coussinets dépigmentés, et un stop prononcé. Des yeux ronds, une queue courte ou des poils blancs dans les points sont pénalisés.

S’il ressemble au Siamois actuel, ce n’est plus un Thaï

Au quotidien

Un chat-chien qui a son mot à dire

Le registre le rapproche du Siamois par le tempérament. Bavard, capable de se faire comprendre en toute situation, il vous accompagne dans chacune de vos activités, au point de mériter le qualificatif de « chat-chien ». Son standard ajoute une forte personnalité, vive et bavarde.

Un trait mérite d’être pesé avant l’adoption : le registre lui prête un sens aigu de la possession envers son maître. Ce n’est pas un chat qui partage son humain sans rien dire.

Le registre le classe pourtant « sentimental », la famille intermédiaire de ses trois catégories de caractère, et non « démonstratif ».

Il vous suit, et il commente

Son entretien

Des caresses en guise de brosse

Sa robe courte, serrée et couchée demande très peu de toilettage, et le registre le range au cran « modéré ». Pendant la mue, il suffit de caresses régulières pour retirer le surplus de poils : la main fait office de brosse.

Le standard pénalise une fourrure longue, épaisse ou mousseuse : la robe attendue est fine, soyeuse et plaquée au corps.

Le temps que réclame un Thaï va surtout à la compagnie. Un chat qui suit chacune de vos activités et sait se faire comprendre en toute situation se choisit pour cette présence, et c’est elle qu’il faut pouvoir lui offrir.

La mue passe à la main, le temps passe avec lui

Santé de la race

2 tests génétiques à exiger, résultats de laboratoire à l’appui

Le LOOF reconnaît deux tests génétiques pour le Thaï : la gangliosidose GM1 et l’atrophie progressive de la rétine (rdAc). Ce sont deux résultats distincts : demandez-les l’un et l’autre, pour le père comme pour la mère.

Chaque compte rendu doit porter le nom du laboratoire et l’identification du reproducteur testé. Un seul test présenté, ou un seul parent, laisse la moitié de la question sans réponse.

GM1 Gangliosidose à GM1 Test ADN LOOF, conseil scientifique

PRA-rdAc Atrophie rétinienne progressive (variante rdAc) Test ADN LOOF, conseil scientifique

À lire avant de vous engager

À qui cette race ne convient pas

Aucune race ne va à tout le monde. Voici les cas où celle-ci se passe mal.

L’envie d’un chat discret

Bavard, vif, possessif : rien chez lui ne passe inaperçu. Si vous cherchez un chat qui vit à côté de vous sans intervenir, choisissez une race plus paisible.

Des journées entières loin de la maison

Le registre écrit qu’il vous accompagne dans chacune de vos activités. Une maison vide du matin au soir le prive de ce qui fait l’intérêt de la race.

L’envie d’un Siamois moderne

Le standard du Thaï refuse tout titre à un chat trop proche du Siamois actuel. Si c’est la silhouette longiligne qui vous plaît, c’est le Siamois qu’il faut chercher.

Un budget calculé sur le seul prix d’achat

Alimentation, suivi vétérinaire, jeux pour occuper un chat vif : la dépense revient chaque mois, bien après le départ du chaton.

Questions fréquentes

Ce qu’on nous demande sur le Thaï

Quelle différence entre un Thaï et un Siamois ?

La silhouette. Le Thaï garde le type modéré des anciens Siamois : corps foreign de taille moyenne, tête en triangle adouci, yeux ovales. Le Siamois actuel est de type oriental, long et fin. Le standard du Thaï refuse tout titre à un chat qui ressemble trop au Siamois.

Mon chaton Thaï a les extrémités à peine colorées, est-ce normal ?

Oui. Le standard rappelle que les points se développent avec l’âge et restent souvent incomplets chez le chaton, surtout dans les couleurs diluées. À l’inverse, des ombres plus foncées sur le corps d’un chat adulte sont normales.

Le Thaï est-il aussi bavard que le Siamois ?

Le registre le dit bavard tout comme le Siamois, avec un tempérament proche du sien. Il sait se faire comprendre en toute situation, et suit son maître dans ses activités.

Quels tests génétiques dois-je réclamer à l’éleveur ?

Le LOOF en reconnaît deux pour le Thaï : la gangliosidose GM1 et l’atrophie progressive de la rétine (rdAc). Demandez-les pour les deux parents, avec le compte rendu du laboratoire.

À partir de quel âge puis-je ramener mon chaton ?

Huit semaines est le minimum légal, à condition que le chaton soit identifié par puce ou tatouage. Le registre recommande néanmoins d’attendre trois mois révolus : le chaton est alors sociabilisé et sa vaccination est complète, primo-injection et rappel. Un éleveur qui propose un départ entre huit semaines et trois mois n’est pas hors la loi, mais il vaut la peine de lui demander pourquoi.

La source

Ce que le registre officiel publie

Le Livre Officiel des Origines Félines (LOOF) est le registre officiel de l’espèce. C’est une association agréée par le ministère de l’Agriculture depuis 2006. Les valeurs ci-contre viennent de ses fiches.

Fiche officielle Standard de la race

Gabarit
Foreign
Type de poil
Poil court
Toilettage
Modéré
Caractère
Sentimental
Championnat
Oui
Mariage autorisé
Thaï X Thaï

Avant d’adopter

À lire aussi

Vérifier un éleveur vous-même : quatre contrôles, dix minutes Acompte ou arrhes : ce que vous versez à la réservation Huit semaines ou trois mois : quand un chaton quitte son élevage Tous les articles