Poil
Court
Guide de la race
Un chat de ferme américain dont le standard refuse tout titre au sujet « trop élégant », et une variante au poil de fil de fer née d’une seule portée en 1966.

Poil
Court
Gabarit
Semi-cobby
Toilettage
Modéré
1 sur 3Caractère
Sentimental
Tests reconnus
3 tests de santé
Ce que le gabarit veut dire
Le LOOF range chaque race dans l’un de ses six gabarits. L’American Shorthair et Wirehair appartient au groupe « semi-cobby », qui compte 14 races sur les 54 publiées.
Les six gabarits, du plus imposant au plus fin
Avant de vous décider
01
Le registre parle de redoutables qualités de chasseur, et la Cat Fanciers’ Association conseille de les satisfaire régulièrement par des jeux interactifs. Un chat de ferme qui ne chasse rien s’invente des proies.
02
Le registre écrit que l’American Shorthair reste rare en France, et le Wirehair plus encore. Il faut accepter de se déplacer, ou d’attendre une portée.
03
La mue du sous-poil arrive au printemps. La Cat Fanciers’ Association recommande alors un passage quotidien au gant ou à la brosse étrille pour garder le poil dans le chat plutôt que sur le canapé.
Le calendrier
La question la plus posée aux éleveurs est « quand puis-je le ramener ». Une partie de la réponse est dans la loi, l’autre est la recommandation du registre officiel. Les deux ne disent pas la même chose.
Jour 0
L’éleveur la déclare. Sur Monéleveur, une portée peut être annoncée avant la naissance, et vous pouvez demander à être prévenu.
8 semaines
Un chaton peut légalement être cédé dès huit semaines, à condition d’être identifié par puce ou tatouage. Son numéro ICAD figure alors obligatoirement sur l’annonce.
3 mois révolus
Le LOOF recommande d’attendre trois mois pleins : le chaton est alors sociabilisé et sa vaccination est complète, primo-injection et rappel.
Son histoire
Les ancêtres de l’American Shorthair ont débarqué en Amérique du Nord avec les premiers immigrants européens. Chats de ferme, gardiens des récoltes et chasseurs de souris, ils ont été appelés « Domestic Shorthair » jusqu’aux années 1960, avant une reconnaissance officielle sous leur nom actuel en 1966. Les croisements avec le British, le Burmese et le Persan, pratiqués pour améliorer le type, sont aujourd’hui interdits.
La même année, une portée de chats de grange naît dans l’État de New York avec un poil crépu. La Cat Fanciers’ Association raconte qu’un seul des quatre chatons survit : Adam, un roux et blanc au tempérament égal, qui devient le fondateur de l’American Wirehair. Reconnu en championnat en 1978 aux États-Unis, le Wirehair reste un cas unique : à la connaissance de cette association, la mutation n’est réapparue dans aucun autre pays.
Tous les Wirehair descendent d’un seul chaton
Son look
Le corps est semi-cobby, rectangulaire et puissamment construit, la poitrine ouverte, le dos droit et large, l’ossature forte. La tête s’inscrit dans un carré, avec des joues pleines et un museau carré, sans être très court. Le standard pose un principe qui gouverne tout le reste : l’équilibre est primordial, et toute exagération morphologique est à rejeter.
Il le pousse jusqu’au refus de titre. Un chat trop élégant, au profil droit, est refusé ; un chat trop proche de l’Exotic Shorthair, à la fourrure longue et mousseuse, au stop très marqué ou aux yeux globuleux, l’est aussi. Les taches blanches chez un chat qui n’est pas particolore font refuser tout titre. Toutes les couleurs sont admises, sauf celles basées sur le chocolat, le lilac, le cinnamon et le fawn.
Le Wirehair a la même silhouette et une robe à part : des poils crépus, pliés, et d’autres munis d’un crochet à leur extrémité, pour une texture élastique, dense et rugueuse. Le standard précise que sa qualité s’estime en caressant le chat, pas en examinant les poils un par un. Moustaches et poils des oreilles sont frisés.
Trop élégant, c’est déjà trop
Au quotidien
Le registre le classe « sentimental », la famille intermédiaire de ses trois caractères, et le décrit bien dans son poil, sans volonté de dominer : il cohabite sans difficulté avec d’autres chats et adore les enfants. La Cat Fanciers’ Association le dit tolérant avec les autres animaux et les jeunes enfants, affectueux, et assez intelligent pour apprendre à rester hors du plan de travail ou à rapporter un jouet.
Le registre pose une seule réserve, et elle est nette : ses qualités de chasseur sont redoutables. La même association conseille de nourrir cet instinct par des jeux interactifs.
Le Wirehair tient du même moule, avec un trait relevé par la Cat Fanciers’ Association : il s’intéresse à tout ce que font les siens mais préfère superviser que participer, et reste assez autonome pour passer la journée seul.
Un chat de famille, sauf pour les rongeurs
Son entretien
Le toilettage que le registre juge « modéré » tient ici à une saison. Pour l’American Shorthair, la Cat Fanciers’ Association décrit une mue du sous-poil au printemps, suivie d’une mue plus légère à l’automne, et recommande un brossage quotidien à la brosse étrille ou au gant, qui suffit à tenir la perte de poils. Le bain est inutile hors exposition.
Le Wirehair est, selon la même association, l’une des races les plus faciles à entretenir. Il perd du poil, et un bain occasionnel, séché à la serviette dans une pièce chaude, en réduit la quantité. Certains propriétaires obtiennent presque le même effet avec un rouleau adhésif.
Un gant de toilettage, et un rouleau pour le Wirehair
Santé de la race
La Cat Fanciers’ Association ne connaît à l’American Shorthair aucun problème de santé propre à la race. Elle rappelle que la cardiomyopathie hypertrophique a touché certaines lignées dans les années 1980 et 1990, avant que le dépistage et la sélection ne la fassent en grande partie disparaître.
Pour le Wirehair, malgré une consanguinité serrée à la fondation, elle ne relève aucune maladie caractéristique, et note que la plupart des éleveurs recourent aux tests génétiques et à l’échographie cardiaque de leurs reproducteurs.
Reconnus par le LOOF Validés par le conseil scientifique du LOOF : leur résultat peut être inscrit sur le pedigree.
PKD Polykystose rénale Test ADN LOOF, conseil scientifique
Conseillé Hors de la liste du LOOF : chaque ligne dit qui les recommande.
ECHO-CARDIO Échographie cardiaque Dépistage Cat Fanciers’ Association
ECHO-RENAL Échographie rénale Dépistage Méthode décrite par la fiche santé PKD du LOOF
À lire avant de vous engager
Aucune race ne va à tout le monde. Voici les cas où celle-ci se passe mal.
Le registre le dit parfait compagnon, sauf avec les souris, lapins et campagnols. C’est la contre-indication la plus claire de la race, et elle ne se négocie pas.
Le standard refuse tout titre au chat trop élégant. Si c’est la finesse qui vous attire, les races de type oriental ou foreign vous iront mieux.
La race est rare en France, et la variété Wirehair plus rare encore. Une recherche pressée pousse vers le premier chat qui lui ressemble, pas vers un chat qui en est un.
Alimentation, litière, suivi vétérinaire, et parfois un déplacement lointain pour aller chercher le chaton : le coût ne s’arrête pas au jour du départ.
Questions fréquentes
La robe seulement. Le registre les décrit dans le même standard, avec la même morphologie, et autorise les mariages entre les deux. Le Wirehair porte une fourrure crépue et rugueuse, faite en partie de poils qui se terminent en crochet, et des moustaches frisées.
Non. La Cat Fanciers’ Association explique que le poil dur est dominant mais ne s’exprime pas toujours : un mariage entre un Wirehair et un chat à poil lisse donne en moyenne la moitié de chatons au poil dur. Deux Wirehair en donnent une proportion plus élevée, sans garantie.
Avec les enfants et les autres chats, très bien : le registre le dit sans volonté de dominer, et la Cat Fanciers’ Association le juge tolérant avec les jeunes enfants. Avec les souris, les lapins et les campagnols, non : c’est un chasseur redoutable.
Ceux que le registre reconnaît pour la race, listés dans la section santé, sur les deux parents et justificatifs à l’appui. L’échographie se lit sur un compte rendu signé par le vétérinaire, le test génétique sur celui du laboratoire.
Huit semaines est le minimum légal, à condition que le chaton soit identifié par puce ou tatouage. Le registre recommande néanmoins d’attendre trois mois révolus : le chaton est alors sociabilisé et sa vaccination est complète, primo-injection et rappel. Un éleveur qui propose un départ entre huit semaines et trois mois n’est pas hors la loi, mais il vaut la peine de lui demander pourquoi.
La source
Le Livre Officiel des Origines Félines (LOOF) est le registre officiel de l’espèce. C’est une association agréée par le ministère de l’Agriculture depuis 2006. Les valeurs ci-contre viennent de ses fiches.
Avant d’adopter
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