Poil
Mi-long
Guide de la race
La variété à poil long du British, longtemps cachée par les éleveurs eux-mêmes, aujourd’hui reconnue et mariable avec sa cousine à poil court.

Poil
Mi-long
Gabarit
Semi-cobby
Toilettage
Normal
2 sur 3Caractère
Sentimental
Tests reconnus
2 tests de santé
Ce que le gabarit veut dire
Le LOOF range chaque race dans l’un de ses six gabarits. Le British Longhair appartient au groupe « semi-cobby », qui compte 14 races sur les 54 publiées.
Les six gabarits, du plus imposant au plus fin
Avant de vous décider
01
Poil mi-long sur sous-poil épais : la collerette et les culottes feutrent en premier. Un vrai passage par semaine, davantage pendant la mue de printemps, où la fourrure double se vide.
02
Le mariage entre les deux variétés est autorisé par le registre. Une portée de parents à poil court peut donner des chatons à poil long, et inversement. Le pedigree dit ce qu’il en est, l’aspect d’un chaton de huit semaines beaucoup moins.
03
C’est notre point de vigilance sur cette race, pas celui d’un registre : un chat calme, massif et posé prend du poids sans qu’on s’en aperçoive. Jeux quotidiens et portions pesées valent mieux qu’un régime plus tard.
Le calendrier
La question la plus posée aux éleveurs est « quand puis-je le ramener ». Une partie de la réponse est dans la loi, l’autre est la recommandation du registre officiel. Les deux ne disent pas la même chose.
Jour 0
L’éleveur la déclare. Sur Monéleveur, une portée peut être annoncée avant la naissance, et vous pouvez demander à être prévenu.
8 semaines
Un chaton peut légalement être cédé dès huit semaines, à condition d’être identifié par puce ou tatouage. Son numéro ICAD figure alors obligatoirement sur l’annonce.
3 mois révolus
Le LOOF recommande d’attendre trois mois pleins : le chaton est alors sociabilisé et sa vaccination est complète, primo-injection et rappel.
Son histoire
L’histoire est celle du British tout court. En 1871, à Londres, une British Shorthair bleu tabby remporte la toute première exposition féline. La Première Guerre mondiale faillit emporter la race : la famine qui frappait les hommes décima aussi leurs chats, et il fallut introduire des chats sans pedigree pour la reconstituer.
Ces apports affinèrent le type. Pour retrouver la rondeur, les éleveurs se tournèrent vers le Persan, et introduisirent au passage le gène du poil long. Le registre le raconte sans détour : ces British à poil long furent longtemps cachés, avant d’être reconnus sous le nom de British Longhair. Ils ne sont donc pas une création récente, mais une part de la race qu’on a fini par assumer.
Le poil long vient du Persan, et fut longtemps caché
Son look
Le corps est semi-cobby, large, épais, musclé, l’ossature robuste, les épaules et les hanches larges et rondes. Les pattes sont un peu moins hautes que la longueur du corps ; les pieds sont ronds et fermes. La queue mesure environ les deux tiers du corps et doit être fournie, en panache.
La tête est large et arrondie sous tous les angles, les joues pleines, le nez court et large, le museau inscrit dans un cercle bien défini. Les yeux sont ronds, grands, très écartés, d’une couleur qui doit s’accorder à celle de la robe. Les oreilles restent petites à moyennes, arrondies, bien espacées.
La fourrure est mi-longue et soyeuse, avec un sous-poil épais ; le registre lui prête sur sa fiche la texture du mohair. La collerette et les culottes sont bien fournies. Toutes les couleurs et toutes les catégories sont reconnues, y compris le golden et le copper. Le standard tolère que la texture varie selon les couleurs, mais pas la densité, qui doit rester identique.
Une texture qui peut varier, une densité qui ne le doit pas
Au quotidien
Le registre classe le caractère du British « sentimental », la famille médiane, et sa fiche va plus loin que d’habitude : calme et posé, toujours présent sans être envahissant, il offre une alternative apaisante à ceux que la vie moderne fatigue. Sa petite voix contraste avec son physique de gros nounours.
Cette description vaut pour les deux variétés : le registre n’en distingue pas le tempérament. Un éleveur qui vous vend un Longhair « plus câlin » ou « plus calme » que son cousin à poil court vous parle de sa lignée, pas de la variété. Ce n’est pas forcément faux, mais ça n’engage que lui.
Ce tempérament posé a un revers dont personne ne parle : un chat qui ne réclame rien est un chat qu’on oublie facilement de faire bouger. Nous le disons parce qu’aucun registre ne le dit.
Même tempérament que le poil court, le registre n’en distingue pas
Son entretien
Le registre classe le toilettage du British « normal », le cran médian, et sa propre fiche précise l’essentiel : l’entretien est modéré, sauf en période de mue, où la fourrure double réclame de vigoureux brossages.
Chez le Longhair, cette consigne pèse plus lourd que chez le Shorthair : la longueur s’ajoute à la densité, et la collerette comme les culottes sont les zones où les nœuds se forment d’abord. Comptez un vrai rendez-vous hebdomadaire, et davantage au printemps.
Le registre ne publie pas de rythme chiffré pour cette variété, et la Cat Fanciers’ Association ne la reconnaît pas : nous ne vous donnerons donc pas de chiffre emprunté à une autre race. Demandez le sien à l’éleveur, qui connaît la texture de sa lignée.
La collerette et les culottes feutrent en premier
Santé de la race
Les tests reconnus valent pour les deux variétés, qui forment une seule population.
Le mariage avec le British Shorthair étant autorisé, une portée peut contenir les deux variétés. Cela ne change rien aux tests à exiger : ce sont les mêmes des deux côtés.
Reconnus par le LOOF Validés par le conseil scientifique du LOOF : leur résultat peut être inscrit sur le pedigree.
PKD Polykystose rénale Test ADN LOOF, conseil scientifique
Conseillé Hors de la liste du LOOF : chaque ligne dit qui les recommande.
ECHO-RENAL Échographie rénale Dépistage LOOF, fiche santé PKD
À lire avant de vous engager
Aucune race ne va à tout le monde. Voici les cas où celle-ci se passe mal.
C’est la raison d’être de la variété à poil court, et elle est parfaitement légitime : si le temps de toilettage est votre contrainte, prenez un British Shorthair. Le reste est identique, le registre le dit lui-même.
Il est présent sans être envahissant, et c’est exactement ce que le registre en dit. Si vous voulez un chat qui vous suit en commentant, regardez plutôt du côté du Bengal ou du Sphynx.
Longueur et densité se cumulent, et ça se voit partout au printemps. Un intérieur où le poil est un problème n’est pas fait pour cette variété.
L’alimentation, la litière et le suivi vétérinaire sont une dépense mensuelle, pas un achat unique. Le prix du chaton n’en dit rien.
Questions fréquentes
Non. Le registre publie une seule fiche et un seul standard pour les deux variétés, et autorise leurs mariages dans les deux sens. Seule la description de la robe diffère : courte et dressée chez le Shorthair, mi-longue et soyeuse chez le Longhair. Corps, tête, yeux et couleurs sont décrits une seule fois, pour les deux.
Du Persan. Après la Première Guerre mondiale, il fallut reconstituer la race avec des chats sans pedigree, ce qui affina le type ; les éleveurs se tournèrent alors vers le Persan pour retrouver la rondeur, et le gène du poil long est arrivé avec. Le registre raconte que ces chats furent longtemps cachés avant d’être reconnus.
Oui, si les deux portent le gène. C’est précisément l’histoire de la variété. C’est aussi pourquoi le pedigree compte plus que l’aspect du chaton : à huit semaines, la longueur définitive du poil ne se lit pas encore.
Ceux que le registre reconnaît pour la race, listés plus haut dans la section santé, sur les deux parents et avec le compte rendu du laboratoire. Ils sont les mêmes pour les deux variétés. Un éleveur sérieux les fournit sans qu’on insiste.
Huit semaines est le minimum légal, à condition que le chaton soit identifié par puce ou tatouage. Le registre recommande néanmoins d’attendre trois mois révolus : le chaton est alors sociabilisé et sa vaccination est complète, primo-injection et rappel. Un éleveur qui propose un départ entre huit semaines et trois mois n’est pas hors la loi, mais il vaut la peine de lui demander pourquoi.
La source
Le Livre Officiel des Origines Félines (LOOF) est le registre officiel de l’espèce. C’est une association agréée par le ministère de l’Agriculture depuis 2006. Les valeurs ci-contre viennent de ses fiches.
Avant d’adopter
Vérifier un éleveur vous-même : quatre contrôles, dix minutes Acompte ou arrhes : ce que vous versez à la réservation Huit semaines ou trois mois : quand un chaton quitte son élevage Tous les articles