Poil
Court / mi-long
Guide de la race
Une queue de trois à huit centimètres nouée de coudes irréguliers, un corps taillé pour la force, et un chat des îles Kouriles qui ne craint pas l’eau.
Poil
Court / mi-long
Gabarit
Semi-cobby
Toilettage
Normal
2 sur 3Caractère
Sentimental
Tests reconnus
À demander à l'éleveur
Le LOOF ne reconnaît aucun test génétique pour cette raceCe que le gabarit veut dire
Le LOOF range chaque race dans l’un de ses six gabarits. Le Kurilian Bobtail appartient au groupe « semi-cobby », qui compte 14 races sur les 54 publiées.
Les six gabarits, du plus imposant au plus fin
Avant de vous décider
01
Le registre conseille de le faire vivre dans un maximum d’espace pour canaliser son énergie. C’est la première chose que demande cette force de la nature.
02
Le registre recommande de les épointer pour canaliser l’énergie de ce chat puissant. C’est un geste à prévoir dès l’arrivée, pas une option.
03
Il adore se baigner, écrit le registre, et n’hésite pas à rejoindre son maître dans la baignoire. Mieux vaut savoir fermer la porte quand on veut être seul.
Le calendrier
La question la plus posée aux éleveurs est « quand puis-je le ramener ». Une partie de la réponse est dans la loi, l’autre est la recommandation du registre officiel. Les deux ne disent pas la même chose.
Jour 0
L’éleveur la déclare. Sur Monéleveur, une portée peut être annoncée avant la naissance, et vous pouvez demander à être prévenu.
8 semaines
Un chaton peut légalement être cédé dès huit semaines, à condition d’être identifié par puce ou tatouage. Son numéro ICAD figure alors obligatoirement sur l’annonce.
3 mois révolus
Le LOOF recommande d’attendre trois mois pleins : le chaton est alors sociabilisé et sa vaccination est complète, primo-injection et rappel.
Son histoire
Bien avant d’entrer dans un livre des origines, ce chat avait intrigué les militaires et les vulcanologues envoyés en mission sur les îles Kouriles. Le registre rapporte que, selon les généticiens, sa queue en pompon serait apparue spontanément, puis se serait transmise de génération en génération, d’autant plus sûrement que ces chats se reproduisaient entre eux, isolés sur leurs îles.
Encore jeune, la race s’est développée en Russie puis dans toute l’Europe. La FIFe la reconnaît depuis 2004, et la TICA l’admet en championnat en 2012.
Une queue apparue seule, fixée par l’isolement des îles
Son look
Le corps est semi-cobby, compact et puissant, avec une forte ossature. Le dos est droit, même s’il paraît arqué quand le chat fléchit ses postérieurs, très fortement musclés jusque sur leur face interne. Vue de face, la tête dessine un trapèze, large au niveau des pommettes hautes et saillantes ; les mâles adultes peuvent porter des bajoues. Le museau est puissant, plus large que long, et les grands yeux presque ronds admettent toutes les couleurs, le bleu et les yeux impairs restant réservés aux blancs et aux particolores.
La queue compte pour quinze points sur cent. Longue de 3 à 8 cm fourrure non comprise, elle est faite de plusieurs coudes ou nœuds irréguliers et forme un pompon dont la forme varie d’un chat à l’autre. Une queue droite, ou comprise entre 8 et 12 cm, est pénalisée. L’absence de queue, une queue de plus de 12 cm ou un type proche de celui du Japanese Bobtail font refuser tout titre.
Les deux fourrures sont denses et douces, avec un poil de garde important et un sous-poil développé ; en poil long, elle peut devenir plus courte et beaucoup moins dense en été. Toutes les couleurs sont admises sauf celles basées sur le chocolat, le lilac, le cinnamon et le fawn.
Trois à huit centimètres, noués, et jamais droits
Au quotidien
Le registre le dit resté proche de ses racines, et en fait une force de la nature. Le mâle surtout impressionne, et peut dépasser sept kilos. Cette carrure cache pourtant un chat doux et ronronnant, que le LOOF classe « sentimental ».
Son énergie demande à être canalisée : le registre conseille de lui épointer les griffes et de le faire vivre dans le plus d’espace possible.
Reste un trait qui surprend chez un chat : sa grande affinité avec l’eau. Là où la plupart de ses congénères la fuient, le Kurilian Bobtail adore se baigner, au point, selon le registre, de plonger dans la baignoire pour y rejoindre son maître.
Impressionnant à voir, doux à vivre
Son entretien
Au LOOF, le toilettage du Kurilian Bobtail est classé « normal », le cran intermédiaire de son échelle. Les deux variétés portent la même structure de fourrure : un poil de garde important sur un sous-poil développé, que le standard veut dense dans les deux cas. Chez le poil long, il admet qu’en été la robe raccourcisse et s’allège nettement.
Le seul geste que le registre nomme pour cette race porte sur les griffes : il conseille de les épointer, pour canaliser l’énergie d’un chat aussi puissant. Le rythme de brossage, lui, se demande à l’éleveur, qui voit changer la fourrure de ses chats d’une saison à l’autre.
Les griffes d’abord, la brosse selon la saison
Santé de la race
Ni le LOOF ni le laboratoire ANTAGENE n’associent de test génétique au Kurilian Bobtail, et le registre ne lui décrit aucune affection propre. Aucun compte rendu de laboratoire n’est donc à réclamer pour cette race.
Les questions passent par l’éleveur : le suivi vétérinaire de ses reproducteurs, le carnet de vaccination du chaton, et le pedigree LOOF, sans lequel un chat, même né de parents inscrits, reste un chat d’apparence.
À lire avant de vous engager
Aucune race ne va à tout le monde. Voici les cas où celle-ci se passe mal.
Le registre le décrit comme une force de la nature et lui souhaite un maximum d’espace. Quelques mètres carrés sans rien à explorer ne lui suffisent pas.
Compact, musclé, à forte ossature, il peut dépasser sept kilos pour un mâle. Qui cherche un chat menu à prendre dans les bras regardera une autre race.
Le standard pénalise une queue de moins de 3 cm et refuse tout titre à un chat sans queue. Le bon pompon est noué et mesuré, pas le plus court possible.
Coupe-griffes, griffoir solide, alimentation d’un chat puissant, suivi vétérinaire : la dépense s’installe dans la durée, bien après le départ du chaton.
Questions fréquentes
Tous deux portent une queue courte en pompon, mais pas le même corps. Le Kurilian est semi-cobby, compact, à forte ossature, avec une tête en trapèze ; le standard du Japanese Bobtail le veut semi-foreign, long et mince. Le standard du Kurilian refuse d’ailleurs tout titre à un chat de type proche du Japanese Bobtail.
D’une particularité naturelle. Le registre rapporte que, selon les généticiens, elle serait apparue spontanément sur les îles Kouriles, puis se serait transmise de génération en génération. Le standard la veut longue de 3 à 8 cm, faite de coudes ou de nœuds irréguliers.
Le registre lui prête une grande affinité avec l’eau : contrairement à la plupart des chats, il adore se baigner, et peut rejoindre son maître dans la baignoire. Chaque chat garde ses goûts, mais le trait est assez marqué pour que le LOOF le signale.
Ni le LOOF ni le laboratoire ANTAGENE ne lui associent de test génétique. Demandez plutôt le suivi vétérinaire des deux parents, le carnet de vaccination du chaton et son pedigree LOOF.
Huit semaines est le minimum légal, à condition que le chaton soit identifié par puce ou tatouage. Le registre recommande néanmoins d’attendre trois mois révolus : le chaton est alors sociabilisé et sa vaccination est complète, primo-injection et rappel. Un éleveur qui propose un départ entre huit semaines et trois mois n’est pas hors la loi, mais il vaut la peine de lui demander pourquoi.
La source
Le Livre Officiel des Origines Félines (LOOF) est le registre officiel de l’espèce. C’est une association agréée par le ministère de l’Agriculture depuis 2006. Les valeurs ci-contre viennent de ses fiches.
Avant d’adopter
Vérifier un éleveur vous-même : quatre contrôles, dix minutes Acompte ou arrhes : ce que vous versez à la réservation Huit semaines ou trois mois : quand un chaton quitte son élevage Tous les articles