Guide de la race

Singapura

L’une des plus petites races au monde, une robe ivoire tiquetée de brun et d’immenses yeux verts : un chat de poche qui veut tout voir, et tout faire avec vous.

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Les caractéristiques du Singapura

Poil

Court

Gabarit

Semi-cobby

Toilettage

Modéré

1 sur 3

Caractère

Démonstratif

Tests reconnus

2 tests ADN

Ce que le gabarit veut dire

Où se situe le Singapura parmi les races

Le LOOF range chaque race dans l’un de ses six gabarits. Le Singapura appartient au groupe « semi-cobby », qui compte 14 races sur les 54 publiées.

Les six gabarits, du plus imposant au plus fin

  • Long & puissant
  • Cobby
  • Semi-cobby
  • Semi-foreign
  • Foreign
  • Oriental

Avant de vous décider

Ce que cette race demande vraiment

01

Jouer avec lui, longtemps

Son goût du jeu persiste bien après l’âge adulte, selon la Cat Fanciers’ Association. Le chaton joueur restera un adulte joueur.

02

Le laisser se mêler de tout

Curieux au point d’inspecter chaque recoin, il vous suivra à la cuisine, au bureau et jusque dans le lit.

03

Un intérieur plutôt calme

La Cat Fanciers’ Association le dit plus à l’aise dans un environnement tranquille. Sa vivacité ne demande pas de vacarme autour de lui.

Le calendrier

De la naissance à votre salon

La question la plus posée aux éleveurs est « quand puis-je le ramener ». Une partie de la réponse est dans la loi, l’autre est la recommandation du registre officiel. Les deux ne disent pas la même chose.

Jour 0

La portée naît

L’éleveur la déclare. Sur Monéleveur, une portée peut être annoncée avant la naissance, et vous pouvez demander à être prévenu.

3 mois révolus

Ce que le registre conseille d’attendre

Le LOOF recommande d’attendre trois mois pleins : le chaton est alors sociabilisé et sa vaccination est complète, primo-injection et rappel.

Le portrait du Singapura

Son histoire

Des ombres nacrées dans les rues de Singapour

Le registre décrit des chats tiquetés vivant depuis longtemps à l’état semi-sauvage à Singapour, fouillant la nuit les poubelles des restaurants et dormant le jour où ils peuvent. La TICA retrace leur arrivée aux États-Unis : en 1971, Hal Meadow, géophysicien en poste en Asie du Sud-Est, envoie des chats de Singapour à Tommy Meadow, qui les fait reproduire. Muté à Singapour en 1974, le couple y emmène trois chats tiquetés, petits-enfants des premiers, et rentre en 1975 avec cinq chats tiquetés.

L’origine de la race a été discutée, certains y voyant un croisement de Burmese et d’Abyssin. Saisie en 1990, la Cat Fanciers’ Association n’a retenu aucune faute, et classe toujours le Singapura parmi les races naturelles.

Un chat des rues de Singapour, devenu une race

Son look

Une seule robe, et des yeux qui mangent la tête

Petit mais compact, le Singapura est semi-cobby, avec une cage thoracique ronde et une densité musculaire qui surprend. La Cat Fanciers’ Association situe un mâle adulte autour de 2,7 à 3,2 kg, une femelle plutôt vers 1,8 à 2,3 kg. La tête est ronde et plutôt petite, le museau large avec un pinch bien marqué. Les yeux sont grands, en forme de noix, espacés d’au moins la largeur d’un œil ; les oreilles, grandes et évasées à la base, en forme de coupe. La queue atteint à peine l’omoplate.

Une seule robe est reconnue, seal ticked tabby sepia : un fond vieil ivoire, chaque poil portant au moins quatre bandes alternées ivoire et brun foncé ou noir. La truffe, couleur brique, est bordée de brun foncé ou de noir, et la tête porte un M sur le front et un léger maquillage autour des yeux. Les yeux sont idéalement verts, jaunes à noisette tolérés.

La liste des refus de titre est longue. Le dessin d’abord : un collier fermé, des bracelets aux pattes, des barres sur la queue, un manque de maquillage, ou l’absence totale de ticking. Puis des yeux bleus ou aigue-marine, un profil droit, un médaillon ou des taches blanches.

Ivoire et brun, et jamais d’anneaux

Au quotidien

Minuscule, et partout à la fois

Le registre le dit vif et agile, capable d’une puissance surprenante pour sa taille, et le classe « démonstratif », la plus expansive de ses trois familles de caractère. La Cat Fanciers’ Association le décrit extraverti, curieux et très joueur, poussé à inspecter chaque recoin de son environnement. Tendre, exigeant, parfois autoritaire, il vous regarde d’un air qui semble dire « s’il vous plaît ».

Il ne se contente pas de décorer le canapé : la même association le voit aider à préparer le dîner, taper sur le clavier, faire le lit, puis se glisser sous la couette. Son goût du jeu persiste bien après l’âge adulte.

Plutôt discret, il vit mieux dans un environnement calme, mais sa voix peut être étonnamment forte quand il décide de se faire entendre.

Un petit gabarit, une énergie qui ne vieillit pas

Son entretien

Une robe presque autonettoyante

Sa fourrure fine, sans sous-poil et couchée sur le corps range le Singapura parmi les races les plus faciles à entretenir, selon le registre, qui la dit quasiment autonettoyante. Un coup de brosse en caoutchouc suffit à retirer le poil mort pendant la mue saisonnière.

La Cat Fanciers’ Association, qui le dit peu sujet à la perte de poils, préfère un passage de peigne chaque semaine, pour ôter le poil mort et entretenir la robe. Les deux conseils se complètent plus qu’ils ne s’opposent.

L’entretien qui compte vraiment est celui de sa curiosité : un chat qui joue encore adulte a besoin de jouets, et de quelqu’un pour jouer avec lui.

Un peigne par semaine, des jeux tous les jours

Santé de la race

2 tests génétiques à exiger, résultats de laboratoire à l’appui

La Cat Fanciers’ Association juge la plupart des Singapuras vigoureux et en bonne santé, avec très peu de problèmes relevés. Elle précise que les éleveurs testent leurs reproducteurs et retirent les porteurs de leur programme.

Le LOOF reconnaît deux tests pour la race : l’atrophie progressive de la rétine (rdAc) et le déficit en pyruvate kinase. Demandez les deux comptes rendus pour le père et la mère. La même association suggère aussi d’interroger l’éleveur sur d’éventuels cas d’atrophie de la rétine dans ses lignées, une maladie qui peut rendre aveugle.

PKDef Déficit en pyruvate kinase Test ADN LOOF, conseil scientifique

PRA-rdAc Atrophie rétinienne progressive (variante rdAc) Test ADN LOOF, conseil scientifique

À lire avant de vous engager

À qui cette race ne convient pas

Aucune race ne va à tout le monde. Voici les cas où celle-ci se passe mal.

L’envie d’un chat qui dort au salon

Actif et tourné vers l’humain, il ne reste pas sur le canapé à faire joli, écrit la Cat Fanciers’ Association. Qui veut un chat contemplatif sera déçu.

Une maison bruyante et agitée

Il vit mieux dans le calme, selon la même association. Un foyer où le bruit ne retombe jamais ne lui offre pas ce cadre.

Des journées sans personne pour jouer

Un chat qui veut participer à tout et joue toute sa vie a besoin de quelqu’un. Seul du matin au soir, il n’a personne à suivre.

Un budget calculé sur le seul prix d’achat

Jouets, arbre à chat, alimentation, suivi vétérinaire : la dépense revient chaque mois, et sa petite taille ne la divise pas.

Questions fréquentes

Ce qu’on nous demande sur le Singapura

Quel poids fait un Singapura adulte ?

Le LOOF ne publie pas de poids. La Cat Fanciers’ Association situe un mâle adulte entre 6 et 7 livres, soit environ 2,7 à 3,2 kg, et une femelle plutôt vers 4 à 5 livres, soit 1,8 à 2,3 kg.

Le Singapura est-il la plus petite race de chat ?

Pas tout à fait : son standard le dit « l’une des races de chat les plus petites », et la Cat Fanciers’ Association parle de l’un des plus petits chats de race. Petit, il reste compact et très musclé.

Pourquoi le poil de mon chaton Singapura est-il plus long et laineux ?

C’est normal. Le standard précise que les chatons peuvent avoir une fourrure plus longue et plus laineuse que les adultes, et la Cat Fanciers’ Association admet un ticking encore incomplet à cet âge.

Quels tests génétiques dois-je réclamer à l’éleveur ?

Le LOOF en reconnaît deux pour le Singapura : l’atrophie progressive de la rétine (rdAc) et le déficit en pyruvate kinase. Demandez-les pour les deux parents, avec le compte rendu du laboratoire.

À partir de quel âge puis-je ramener mon chaton ?

Huit semaines est le minimum légal, à condition que le chaton soit identifié par puce ou tatouage. Le registre recommande néanmoins d’attendre trois mois révolus : le chaton est alors sociabilisé et sa vaccination est complète, primo-injection et rappel. Un éleveur qui propose un départ entre huit semaines et trois mois n’est pas hors la loi, mais il vaut la peine de lui demander pourquoi.

La source

Ce que le registre officiel publie

Le Livre Officiel des Origines Félines (LOOF) est le registre officiel de l’espèce. C’est une association agréée par le ministère de l’Agriculture depuis 2006. Les valeurs ci-contre viennent de ses fiches.

Fiche officielle Standard de la race

Gabarit
Semi-cobby
Type de poil
Poil court
Toilettage
Modéré
Caractère
Démonstratif
Championnat
Oui
Mariage autorisé
Singapura x Singapura

Avant d’adopter

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