Guide de la race

Burmilla

Un Burmese habillé d’argent par un Persan chinchilla, des yeux verts soulignés comme d’un trait de crayon, et un chat joueur qui sait aussi attendre votre retour.

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Les caractéristiques du Burmilla

Poil

Court / mi-long

Gabarit

Semi-foreign

Toilettage

Modéré

1 sur 3

Caractère

Sentimental

Tests reconnus

4 tests de santé

Ce que le gabarit veut dire

Où se situe le Burmilla parmi les races

Le LOOF range chaque race dans l’un de ses six gabarits. Le Burmilla appartient au groupe « semi-foreign », qui compte 16 races sur les 54 publiées.

Les six gabarits, du plus imposant au plus fin

  • Long & puissant
  • Cobby
  • Semi-cobby
  • Semi-foreign
  • Foreign
  • Oriental

Avant de vous décider

Ce que cette race demande vraiment

01

De quoi grimper et jouer

La Cat Fanciers’ Association conseille jouets, perchoirs et supports où grimper. Intelligent, il s’épanouit quand il peut se dépenser.

02

Trois comptes rendus par parent

La GM2, la myopathie hypokaliémique et la PKD, pour le père et pour la mère. La PKD étant dominante, un seul parent atteint suffit à exposer le chaton.

03

Un peigne hebdomadaire

Il perd du poil comme tout chat. Un passage par semaine, au peigne en inox ou à la petite carde, suffit à l’entretenir.

Le calendrier

De la naissance à votre salon

La question la plus posée aux éleveurs est « quand puis-je le ramener ». Une partie de la réponse est dans la loi, l’autre est la recommandation du registre officiel. Les deux ne disent pas la même chose.

Jour 0

La portée naît

L’éleveur la déclare. Sur Monéleveur, une portée peut être annoncée avant la naissance, et vous pouvez demander à être prévenu.

3 mois révolus

Ce que le registre conseille d’attendre

Le LOOF recommande d’attendre trois mois pleins : le chaton est alors sociabilisé et sa vaccination est complète, primo-injection et rappel.

Le portrait du Burmilla

Son histoire

Un Persan, une Burmese, et une rencontre imprévue

La baronne Miranda von Kirchberg possédait un Persan chinchilla et une femelle Burmese lilas, que personne n’avait prévu de marier ensemble. Leur rencontre donne, en 1981, quatre chatonnes à poil court, black shaded silver. La Cat Fanciers’ Association rapporte que la baronne les trouve si belles qu’elle lance un programme d’élevage. Le GCCF précise que les chatonnes sont remariées à des Burmese pour garder le type.

La race avance ensuite fédération par fédération : préchampionnat au GCCF britannique en 1990, reconnaissance par la FIFe en 1995, enregistrement à la Cat Fanciers’ Association en 2011 et championnat en 2014. Ce programme, rappelle le LOOF, a aussi fait naître d’autres couleurs, qui ont donné l’Asian.

Un accident de chatterie devenu une race

Son look

Une robe à pointes, sur fond d’argent ou d’or

Le Burmilla ne porte qu’un type de robe : le tipped, où seule la pointe du poil est colorée sur une base claire. Le standard du LOOF l’admet en deux divisions seulement, le golden shaded et le golden shell d’un côté, le silver shaded et le chinchilla de l’autre, dans toutes les couleurs, en catégorie traditionnelle ou sépia. La Cat Fanciers’ Association décrit un poil pâle à la racine qui scintille, et un trait de « maquillage » qui souligne le nez, les lèvres et les yeux.

Les yeux vont du jaune au vert, le vert étant préféré chez les silver. La FIFe tolère une trace de jaune jusqu’à deux ans, et la TICA note que le vert s’installe avec la maturité. Sous la robe, le corps semi-foreign est musclé, la queue moyennement épaisse atteint les épaules quand on la ramène le long du corps, et le poitrail est arrondi de profil.

Un médaillon ou des taches blanches, une morphologie orientale ou cobby, un adulte de petite taille ou à l’ossature fine font refuser tout titre.

La couleur au bout du poil, le vert au fond de l’œil

Au quotidien

Le Burmese pour le jeu, le Persan pour la sieste

La Cat Fanciers’ Association voit dans son tempérament un mélange du Burmese européen, extraverti et espiègle, et du Persan chinchilla, placide. Il en sort un chat qui n’a rien d’extrême : énergique sans être hyperactif, capable de longues siestes sur le canapé après une bonne séance de jeu. Il garde toute sa vie un côté chaton.

Affectueux sans être dépendant, il n’est en général ni très vocal ni exigeant, et la même association le juge capable de rester seul pendant une journée de travail. Il s’entend avec les chiens, les autres chats et les enfants, et adopte vite les inconnus. Intelligent, il a besoin de jouets, de quoi grimper et de perchoirs. Le LOOF le classe « sentimental ».

Joueur à heures fixes, dormeur le reste du temps

Son entretien

Un peigne une fois par semaine

Le Burmilla perd ses poils comme tout chat, et la Cat Fanciers’ Association conseille de le peigner au moins une fois par semaine, avec un peigne en inox ou une petite carde. Le bain n’est pas nécessaire, même si un bain occasionnel met la robe en valeur : demandez alors à l’éleveur quel produit convient. Griffes, oreilles et dents se surveillent comme chez tout chat.

La robe courte se couche sur le corps sans presque de sous-poil, et le LOOF juge qu’un passage de peau de chamois suffit à la faire briller.

Un peigne, un chamois, et la robe scintille

Santé de la race

4 tests de santé à exiger, justificatifs à l’appui

Le LOOF reconnaît trois tests génétiques pour le Burmilla. Deux viennent du Burmese, la gangliosidose GM2 et la myopathie hypokaliémique (HK) ; le troisième porte sur la polykystose rénale (PKD), une maladie où des kystes se forment dans les reins, connue chez le Persan et les races qui en descendent.

La PKD se transmet sur un mode dominant : un seul parent atteint suffit à la transmettre. Dans un dépistage échographique mené à Sydney et Brisbane, Barrs et al. (Australian Veterinary Journal, 2001) ont trouvé 2 Burmilla atteints sur 14. Selon la fiche santé du LOOF, l’échographie des reins repère 95 % des chats atteints dès dix mois.

La Cat Fanciers’ Association rappelle aussi que le pool génétique de la race est petit, et que les éleveurs y apportent régulièrement des lignées non apparentées. Demandez d’où viennent les parents du chaton.

Reconnus par le LOOF Validés par le conseil scientifique du LOOF : leur résultat peut être inscrit sur le pedigree.

GM2 Gangliosidose à GM2 Test ADN LOOF, conseil scientifique

HK Myopathie hypokaliémique Test ADN LOOF, conseil scientifique

PKD Polykystose rénale Test ADN LOOF, conseil scientifique

Conseillé Hors de la liste du LOOF : chaque ligne dit qui les recommande.

ECHO-RENAL Échographie rénale Dépistage LOOF, fiche santé PKD

À lire avant de vous engager

À qui cette race ne convient pas

Aucune race ne va à tout le monde. Voici les cas où celle-ci se passe mal.

L’envie d’un chat qui fait la conversation

La Cat Fanciers’ Association le dit peu vocal et peu exigeant. Qui cherche un chat bavard sera mieux servi par d’autres races.

Un logement sans rien pour grimper

Il alterne jeux vifs et longues siestes, mais a besoin de hauteur et de jouets. Un intérieur nu ne répond pas à ses besoins.

L’envie d’un Burmilla uni ou tabby

Le standard du LOOF ne l’admet qu’en shaded ou en shell. Un chat du même type en noir uni, en smoke ou en tabby classique est inscrit comme Asian, pas comme Burmilla.

Un budget calculé sur le seul prix d’achat

Arbre à chat, jouets, alimentation et suivi vétérinaire : la dépense se renouvelle chaque mois, bien après le départ du chaton.

Questions fréquentes

Ce qu’on nous demande sur le Burmilla

Le Burmilla existe-t-il à poil long ?

La Cat Fanciers’ Association et la TICA reconnaissent un Burmilla à poil mi-long. Le standard du LOOF, lui, range la version mi-longue du Burmilla, comme celle de l’Asian et du Burmese Anglais, sous le nom d’Asian longhair, également appelée Tiffany.

Pourquoi les yeux de mon chaton Burmilla ne sont-ils pas encore verts ?

Parce que la couleur vient avec l’âge. La TICA décrit des yeux souvent jaune verdâtre chez le jeune, qui verdissent à la maturité, et la FIFe tolère une trace de jaune jusqu’à deux ans. Le standard du LOOF admet toutes les nuances du jaune au vert.

Un Burmilla peut-il rester seul la journée ?

La Cat Fanciers’ Association le juge capable de rester seul pendant une journée de travail : sociable, il apprécie aussi une part d’indépendance. À condition de trouver à son retour de quoi jouer et grimper.

Quels tests génétiques dois-je réclamer à l’éleveur ?

Le LOOF en reconnaît trois pour le Burmilla : la gangliosidose GM2, la myopathie hypokaliémique (HK) et la polykystose rénale (PKD). Demandez-les sur les deux parents, avec le compte rendu du laboratoire. La PKD se dépiste aussi à l’échographie des reins.

À partir de quel âge puis-je ramener mon chaton ?

Huit semaines est le minimum légal, à condition que le chaton soit identifié par puce ou tatouage. Le registre recommande néanmoins d’attendre trois mois révolus : le chaton est alors sociabilisé et sa vaccination est complète, primo-injection et rappel. Un éleveur qui propose un départ entre huit semaines et trois mois n’est pas hors la loi, mais il vaut la peine de lui demander pourquoi.

La source

Ce que le registre officiel publie

Le Livre Officiel des Origines Félines (LOOF) est le registre officiel de l’espèce. C’est une association agréée par le ministère de l’Agriculture depuis 2006. Les valeurs ci-contre viennent de ses fiches.

Fiche officielle Standard de la race

Gabarit
Semi-foreign
Type de poil
Court et mi-long
Toilettage
Modéré
Caractère
Sentimental
Championnat
Oui
Mariage autorisé
Burmilla x Burmilla ; Burmilla x Asian ; Burmilla x Burmese Anglais

Avant d’adopter

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