Poil
Court / mi-long
Guide de la race
Une croupe ronde là où la queue devrait être, des postérieurs puissants, et un chat calme qui suit les siens d’une pièce à l’autre en leur parlant.
Poil
Court / mi-long
Gabarit
Cobby
Toilettage
Normal
2 sur 3Caractère
Sentimental
Tests conseillés
2 tests de santé
Ce que le gabarit veut dire
Le LOOF range chaque race dans l’un de ses six gabarits. Le Manx et Cymric appartient au groupe « cobby », qui compte 4 races sur les 54 publiées.
Les six gabarits, du plus imposant au plus fin
Avant de vous décider
01
Le registre écrit qu’il a besoin de la présence physique de son maître. C’est le genre de chat qui guette votre retour derrière la porte.
02
La Cat Fanciers’ Association le dit attaché surtout à une ou deux personnes, et lent à accepter quelqu’un de nouveau dans la maison.
03
Une fois par semaine, au peigne à dents larges, sous les pattes et sur les côtés de la face, conseille la Cat Fanciers’ Association. Les nœuds naissent là.
Le calendrier
La question la plus posée aux éleveurs est « quand puis-je le ramener ». Une partie de la réponse est dans la loi, l’autre est la recommandation du registre officiel. Les deux ne disent pas la même chose.
Jour 0
L’éleveur la déclare. Sur Monéleveur, une portée peut être annoncée avant la naissance, et vous pouvez demander à être prévenu.
8 semaines
Un chaton peut légalement être cédé dès huit semaines, à condition d’être identifié par puce ou tatouage. Son numéro ICAD figure alors obligatoirement sur l’annonce.
3 mois révolus
Le LOOF recommande d’attendre trois mois pleins : le chaton est alors sociabilisé et sa vaccination est complète, primo-injection et rappel.
Son histoire
Le registre situe l’apparition du Manx sur l’île de Man, entre l’Angleterre et l’Irlande. La Cat Fanciers’ Association y voit un gène dominant incomplet, apparu chez les chats à poil court de l’île puis répandu parmi eux, et range au rang de légende l’histoire du Manx arrivé si tard sur l’arche de Noé que la porte lui aurait coupé la queue.
Le Manx est exposé aux États-Unis dès 1883, à Londres au début du XXe siècle, et la race est à la mode en Angleterre dans les années 1920 et 1930. En Europe, écrit le registre, elle a ensuite essuyé de violentes attaques, certains voulant la faire interdire, et un élevage déjà réputé difficile en a souffert avant de repartir.
Une race ancienne, et une race discutée
Son look
Le corps est cobby, compact, épais, puissant et bien rond, de taille moyenne à grande. La tête est large, arrondie sous tous les angles, avec des joues pleines, un nez court et large, et de puissantes bajoues chez le mâle adulte. La Cat Fanciers’ Association insiste sur des postérieurs bien plus longs que les antérieurs, qui placent la croupe nettement au-dessus des épaules, et situe le mâle entre 4,5 et 5,4 kg en moyenne.
Le standard du LOOF veut la queue absente : un léger renflement de cartilage n’est pas pénalisé, mais la présence d’une queue fait refuser tout titre. Il distingue quatre catégories : le rumpy, sans aucune queue ; le rumpy riser, dont une à trois vertèbres sacrées forment un renflement ; le stumpy, qui porte une à trois vertèbres caudales ; le longy, à queue de longueur normale, qui ne concourt pas en championnat mais sert à l’élevage : le standard ne marie les trois autres qu’à des longy. Refusent aussi tout titre un corps long et une faiblesse des pattes arrière qui empêche le chat de se tenir debout ou de marcher normalement.
Le Manx porte une fourrure courte et dense sur un sous-poil épais, le Cymric une fourrure mi-longue et soyeuse, collerette et culottes bien fournies. Toutes les couleurs sont admises.
Sans queue au standard, et solide sur ses pattes arrière
Au quotidien
Le registre le dit très équilibré : calme, mais joueur à tout âge et redoutable chasseur. Très affectueux, il a besoin de la présence physique de son maître, au point de marcher à ses côtés en miaulant ou de l’attendre derrière la porte.
La Cat Fanciers’ Association confirme ce lien, noué surtout avec une ou deux personnes, qui peut rendre le Manx lent à accepter un nouveau venu. Amateur de balle à rapporter, patient avec les enfants de tout âge, il s’entend bien avec les chiens et les autres chats. Serré trop fort, il se dégage de ses puissantes pattes arrière plutôt que de répliquer.
Elle lui prête aussi des accès de jeu imprévus : courir le soir après des objets invisibles, ou bondir d’un coup en haut du réfrigérateur.
Un chat de canapé qui peut sauter sur le frigo
Son entretien
Le registre classe son toilettage « normal ». Pour limiter la perte de poils, la Cat Fanciers’ Association conseille un entretien régulier, sans difficulté puisque cette fourrure épaisse a peu tendance à feutrer.
Pour le Cymric, elle recommande un peigne à dents larges une fois par semaine, en insistant sous les pattes et sur les côtés de la face, où les nœuds commencent. Le Manx à poil court se contente d’un peigne ou d’une brosse deux ou trois fois par mois. Hors exposition, la plupart n’ont pas besoin de bain.
Sous les pattes et le long des joues, là où tout commence
Santé de la race
Avant de réserver, la Cat Fanciers’ Association conseille d’interroger l’éleveur sur le syndrome du Manx dans ses lignées. Le terme recouvre des troubles des pattes arrière, de la vessie et du côlon chez le chat sans queue, qui se révèlent en général avant quatre mois. Selon elle, le suivi des chatons et le recours régulier à des Manx à queue en reproduction ont aidé à préserver la race.
Le Merck Veterinary Manual rattache ces troubles à une malformation du bas de la colonne, parfois un spina bifida, au pronostic sombre dans les formes sévères. Dans l’étude de DeForest et Basrur (1979), tous les chatons atteints étaient des rumpy ; les stumpy, eux, sont sujets à l’arthrose des vertèbres de la queue, selon l’UFAW. Aucun test ne prédit ce syndrome : avant le départ, vérifiez que le chaton marche, se tient et fait ses besoins normalement.
Le LOOF ne lui reconnaît aucun test génétique. Le laboratoire ANTAGENE propose celui de la polykystose rénale (PKD), maladie que la fiche santé du LOOF dit dépistable aussi par échographie des reins : deux justificatifs à voir pour chacun des parents.
ECHO-RENAL Échographie rénale Dépistage Méthode décrite par la fiche santé PKD du LOOF
PKD Polykystose rénale Test ADN Laboratoire ANTAGENE
À lire avant de vous engager
Aucune race ne va à tout le monde. Voici les cas où celle-ci se passe mal.
Très attaché à une ou deux personnes, il met du temps à accepter un nouveau venu, selon la Cat Fanciers’ Association. Un foyer au passage permanent le bouscule.
Les troubles du syndrome du Manx se révèlent en général avant quatre mois, et des éleveurs attendent d’être sûrs de la santé du chaton pour le confier. Cette attente fait partie de la race.
Cobby, épais, tout en rondeurs : le standard refuse tout titre à un corps long. Qui aime les chats fins et élancés cherchera une autre race.
Suivi vétérinaire, alimentation, dépistage rénal des parents à vérifier : le prix du chaton n’est que la première dépense d’une longue série.
Questions fréquentes
La longueur du poil. Le Cymric est la variété à poil mi-long du Manx, décrite par le même standard : fourrure mi-longue et soyeuse, collerette et culottes fournies. Les deux se marient entre eux, et le registre autorise aussi leur mariage avec le British Shorthair et le British Longhair.
Non. Le standard distingue le rumpy, sans queue, le rumpy riser et son renflement, le stumpy à queue courte et le longy à queue normale. Comme le standard ne marie un Manx sans queue qu’à un longy, une même portée peut mêler les catégories. La Cat Fanciers’ Association note que les Manx à queue entière ou partielle ont le même caractère, et peuvent coûter moins cher.
La Cat Fanciers’ Association désigne ainsi un ensemble de troubles des pattes arrière, de la vessie et du côlon chez le chat sans queue, qui se révèlent en général avant quatre mois. Le Merck Veterinary Manual les rattache à une malformation du bas de la colonne. L’association conseille d’en parler avec l’éleveur : ce qu’il sait de ses lignées, le suivi de ses chatons.
Le LOOF ne lui reconnaît aucun test génétique, et aucun test ne prédit le syndrome du Manx. Le laboratoire ANTAGENE propose celui de la polykystose rénale (PKD), maladie que la fiche santé du LOOF dit dépistable aussi par échographie des reins : demandez les deux pour chacun des parents, avec les comptes rendus.
Huit semaines est le minimum légal, à condition que le chaton soit identifié par puce ou tatouage. Le registre recommande néanmoins d’attendre trois mois révolus : le chaton est alors sociabilisé et sa vaccination est complète, primo-injection et rappel. Un éleveur qui propose un départ entre huit semaines et trois mois n’est pas hors la loi, mais il vaut la peine de lui demander pourquoi.
La source
Le Livre Officiel des Origines Félines (LOOF) est le registre officiel de l’espèce. C’est une association agréée par le ministère de l’Agriculture depuis 2006. Les valeurs ci-contre viennent de ses fiches.
Avant d’adopter
Vérifier un éleveur vous-même : quatre contrôles, dix minutes Acompte ou arrhes : ce que vous versez à la réservation Huit semaines ou trois mois : quand un chaton quitte son élevage Tous les articles