Poil
Court
Guide de la race
Tout en rondeurs, bien plus lourd qu’il n’en a l’air, et accroché à ses humains comme du velcro : le Burmese Américain se porte dans les bras autant qu’il se regarde.
Poil
Court
Gabarit
Cobby
Toilettage
Modéré
1 sur 3Caractère
Sentimental
Tests reconnus
3 tests ADN
Ce que le gabarit veut dire
Le LOOF range chaque race dans l’un de ses six gabarits. Le Burmese Américain appartient au groupe « cobby », qui compte 4 races sur les 54 publiées.
Les six gabarits, du plus imposant au plus fin
Avant de vous décider
01
La Cat Fanciers’ Association parle de chats « velcro », qui suivent leurs humains de pièce en pièce et comptent dormir avec eux. Une porte fermée ne lui conviendra pas.
02
La Cat Fanciers’ Association conseille de suivre les glucides d’un Burmese âgé et de le faire examiner régulièrement, en raison d’une prédisposition possible au diabète.
03
Avec la GM2 et la myopathie hypokaliémique. Un porteur du défaut craniofacial marié à un autre porteur peut donner un chaton dont la malformation est incompatible avec la vie.
Le calendrier
La question la plus posée aux éleveurs est « quand puis-je le ramener ». Une partie de la réponse est dans la loi, l’autre est la recommandation du registre officiel. Les deux ne disent pas la même chose.
Jour 0
L’éleveur la déclare. Sur Monéleveur, une portée peut être annoncée avant la naissance, et vous pouvez demander à être prévenu.
8 semaines
Un chaton peut légalement être cédé dès huit semaines, à condition d’être identifié par puce ou tatouage. Son numéro ICAD figure alors obligatoirement sur l’annonce.
3 mois révolus
Le LOOF recommande d’attendre trois mois pleins : le chaton est alors sociabilisé et sa vaccination est complète, primo-injection et rappel.
Son histoire
En 1930, le docteur Joseph C. Thompson, psychiatre à San Francisco, fait venir de Birmanie une petite chatte brune, Wong Mau. Mariée d’abord au Siamois Tai Mau, puis à son fils Yen Yen Mau, elle donne les premiers chatons d’un brun uni et foncé, rapportent le GCCF et la TICA : c’est la souche de la race. La Cat Fanciers’ Association enregistre les premiers Burmese en 1936 et les admet en championnat en 1959.
Dans les années 1970, quelques chats d’exception, dont Day-Ho Hobo of Saganzure selon le standard du LOOF, accentuent le type américain : tête arrondie, front bombé, yeux ronds, corps très court. Les Burmese d’Europe suivent une autre voie, au point que le registre les tient aujourd’hui pour deux races distinctes.
Une seule chatte, et un type que l’Amérique a arrondi
Son look
Quarante-cinq points du standard reviennent à la tête. Arrondie, sans le moindre méplat sous quelque angle que ce soit, elle montre un profil tout en courbes, un stop visiblement marqué et un museau rond, court et large sur un menton ferme. Les yeux, grands et écartés, vont de l’or au jaune, l’or étant préféré. Sur une encolure moyenne à courte, le corps cobby a les épaules et les hanches légèrement arrondies. Selon la Cat Fanciers’ Association, il est adulte vers dix-huit mois, et un mâle peut atteindre ou dépasser 5,4 kilos.
La robe courte, fine et satinée est sepia : chez l’adulte, la couleur fonce vers le masque, les oreilles, les pattes et la queue, sans contraste appuyé. Le LOOF admet quatre couleurs : seal sepia (dit zibeline), blue, chocolat et lilac sepia, que la Cat Fanciers’ Association appelle sable, bleu, champagne et platine, selon la correspondance donnée par le GCCF.
Un type trop proche de l’Exotic Shorthair, des yeux ou un menton protubérants, des yeux verts et des taches blanches font refuser tout titre.
Rond, mais pas écrasé
Au quotidien
La Cat Fanciers’ Association rapporte le surnom de chats « velcro », tant ils tiennent physiquement à leurs humains. Il vous suit de pièce en pièce, cherche les genoux et la main, et compte bien dormir sur le lit, voire dedans. Son attachement ne se fixe pourtant sur personne en particulier : il en fait profiter tous ceux qui passent à sa portée.
Le registre le classe « sentimental » et le dit calme entre deux parties de chasse imaginaire. Plutôt discret de la voix, précise l’association américaine, il sait se faire entendre quand quelque chose ne va pas. Il apprend à rapporter, s’entend bien avec les enfants et tolère en général le chien de la maison. Le chaton déborde d’entrain ; l’adulte se pose sans cesser de jouer jusqu’à un âge avancé.
Collé à vous, et à tous les autres
Son entretien
Toilettage « modéré » au LOOF : la fourrure ultra courte et couchée brille sous la simple caresse. La Cat Fanciers’ Association conseille tout de même un passage hebdomadaire à la brosse en caoutchouc, qui retire le poil mort d’une robe qui en perd très peu.
Le bain n’est pas nécessaire, même s’il flatte parfois la robe.
L’entretien qui compte vient avec l’âge. Certaines sources évoquent une prédisposition génétique au diabète chez les Burmese âgés, écrit la même association, sans que la recherche sur son hérédité soit concluante ; elle conseille des visites régulières et une ration surveillée en glucides.
Peu de poil, mais une ration à suivre
Santé de la race
Le LOOF reconnaît trois tests pour le Burmese Américain, tous sur des maladies récessives : deux porteurs peuvent donner un chaton atteint.
La plus liée à ce type rond est le défaut craniofacial du Burmese. Lyons et al. (Developmental Biology, 2016) l’attribuent à une mutation du gène ALX1. Les porteurs d’une copie ont la face plus courte, et ce sont eux qui ont fini par gagner les expositions dans les lignées américaines dites contemporaines. Le chaton qui en reçoit deux naît avec une malformation grave de la face et du crâne, incompatible avec la vie. L’étude précise qu’un Burmese de lignée traditionnelle ne se distingue plus clairement d’un porteur à l’œil : seul le test tranche.
Les deux autres visent la gangliosidose GM2, une maladie neurologique mortelle décrite chez des Burmese européens (Bradbury et al., 2009), et la myopathie hypokaliémique, due à un manque de potassium qui provoque une faiblesse musculaire souvent épisodique (Gandolfi et al., PLoS One, 2012).
ACF Anomalies crânio-faciales Test ADN LOOF, conseil scientifique
GM2 Gangliosidose à GM2 Test ADN LOOF, conseil scientifique
HK Myopathie hypokaliémique Test ADN LOOF, conseil scientifique
À lire avant de vous engager
Aucune race ne va à tout le monde. Voici les cas où celle-ci se passe mal.
Il suit, réclame les genoux et s’installe dans le lit. Qui veut un chat qui vit sa vie à distance trouvera celui-ci bien trop présent.
Il sait s’occuper seul quand il le faut, écrit la Cat Fanciers’ Association, mais il vit pour l’attention. Une maison déserte du matin au soir ne lui ressemble pas.
Le standard du LOOF refuse tout titre à un type trop proche de l’Exotic Shorthair. Un visage très court se regarde avec les résultats ALX1 des deux parents.
Le LOOF a délivré 20 pedigrees de Burmese Américain en 2022, 696 en vingt ans. Un chaton de cette race demande souvent de la patience.
Questions fréquentes
Le type, surtout. Le LOOF les tient pour deux races distinctes tant elles ont divergé. Le Burmese Américain a une tête ronde sans méplat, un front bombé, des yeux ronds et un corps cobby, et le registre français ne l’admet qu’en quatre couleurs sepia.
Oui. Le LOOF admet quatre couleurs sepia : seal (dite zibeline), blue, chocolat et lilac. Dans les quatre, la robe fonce vers le masque, les oreilles, les pattes et la queue, sans contraste marqué. Les yeux vont de l’or au jaune.
Une malformation grave de la face et du crâne, liée à une mutation du gène ALX1 (Lyons et al., 2016). Un chat qui porte une copie ne la présente pas, mais a souvent la face plus courte ; un chaton qui en reçoit deux naît avec un défaut incompatible avec la vie. Le test des parents évite de marier deux porteurs.
Le LOOF en reconnaît trois pour le Burmese Américain : le défaut craniofacial du Burmese, la gangliosidose GM2 et la myopathie hypokaliémique. Demandez-les sur les deux parents, avec le compte rendu du laboratoire, et ajoutez une question sur le diabète dans les lignées.
Huit semaines est le minimum légal, à condition que le chaton soit identifié par puce ou tatouage. Le registre recommande néanmoins d’attendre trois mois révolus : le chaton est alors sociabilisé et sa vaccination est complète, primo-injection et rappel. Un éleveur qui propose un départ entre huit semaines et trois mois n’est pas hors la loi, mais il vaut la peine de lui demander pourquoi.
La source
Le Livre Officiel des Origines Félines (LOOF) est le registre officiel de l’espèce. C’est une association agréée par le ministère de l’Agriculture depuis 2006. Les valeurs ci-contre viennent de ses fiches.
Avant d’adopter
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