Poil
Mi-long
Guide de la race
Le chat des forêts scandinaves : une fourrure double que le standard place au-dessus de la couleur, et une croissance qui peut prendre cinq ans.

Poil
Mi-long
Gabarit
Long & puissant
Toilettage
Normal
2 sur 3Caractère
Sentimental
Tests reconnus
2 tests ADN
Ce que le gabarit veut dire
Le LOOF range chaque race dans l’un de ses six gabarits. Le Norvégien appartient au groupe « long & puissant », qui compte 9 races sur les 54 publiées.
Les six gabarits, du plus imposant au plus fin
Avant de vous décider
01
La Cat Fanciers’ Association situe un mâle adulte entre 5,5 et 7,3 kg, une femelle entre 4 et 5,5 kg. Et il grimpe. Les arbres à chat d’entrée de gamme ne tiennent pas ce poids, une étagère mal fixée finit par tomber.
02
Le registre donne le rythme lui-même : une fois par semaine en général, davantage pendant la mue. La collerette et les culottes, faites de sous-poil seul, sont les zones qui feutrent en premier.
03
La même source décrit une race lente à mûrir, qui peut mettre jusqu’à cinq ans à atteindre sa taille définitive. Son alimentation suit cette croissance, pas le calendrier d’un chat ordinaire.
Le calendrier
La question la plus posée aux éleveurs est « quand puis-je le ramener ». Une partie de la réponse est dans la loi, l’autre est la recommandation du registre officiel. Les deux ne disent pas la même chose.
Jour 0
L’éleveur la déclare. Sur Monéleveur, une portée peut être annoncée avant la naissance, et vous pouvez demander à être prévenu.
8 semaines
Un chaton peut légalement être cédé dès huit semaines, à condition d’être identifié par puce ou tatouage. Son numéro ICAD figure alors obligatoirement sur l’annonce.
3 mois révolus
Le LOOF recommande d’attendre trois mois pleins : le chaton est alors sociabilisé et sa vaccination est complète, primo-injection et rappel.
Son histoire
Les premiers chats scandinaves auraient été rapportés du Moyen-Orient par les Vikings. La mythologie nordique les adopte vite : on raconte que la déesse Freya attelait à son char de puissants chats à poil long.
L’élevage commence à la fin des années 1930 avec un premier standard, puis retombe dans l’oubli jusqu’en 1960. Des éleveurs norvégiens jugent alors la race traditionnelle menacée par la prolifération de chats errants à poil court. En 1963, des passionnés fondent une association et sillonnent la campagne pour dénicher des chats à demi sauvages qui, sur des critères très stricts, serviront de base à la race. Elle est reconnue en 1976 sous le nom de Skogkatt, littéralement « chat des forêts ».
Reconnu en 1976 sous le nom de Skogkatt
Son look
La tête forme un triangle équilatéral, le profil est droit, sans stop ni incurvation. Les yeux sont grands, légèrement en amande et placés en oblique, et toutes les couleurs d’yeux sont autorisées, quelle que soit la robe. Les oreilles, de taille moyenne à grande, prolongent le triangle de la tête ; les plumets sont souhaitables sans être obligatoires. Le corps est long, puissant et massif, les pattes assez hautes, les pieds grands et ronds avec des touffes de poils entre les doigts. La queue, longue et bien fournie, doit idéalement égaler la longueur du corps.
La robe est double : de longs poils de couverture imperméables et lustrés recouvrent un sous-poil laineux qui donne une impression de lourdeur et de profondeur. La collerette part de l’arrière des oreilles et se prolonge en un jabot très fourni ; avec les culottes, elle est composée de sous-poil uniquement.
Le registre pose ensuite une hiérarchie qu’il n’écrit pour aucune autre de nos races : la qualité de la fourrure est beaucoup plus importante que la couleur. Toutes les couleurs sont admises sauf celles basées sur le chocolat, le lilac, le cinnamon et le fawn, et chez les particolores, toute proportion de blanc est acceptée, quels qu’en soient la taille et l’emplacement. L’ambre est une couleur apparue chez le Norvégien.
La qualité du poil passe avant la couleur
Au quotidien
Le registre le décrit comme placide et doux, à la manière de beaucoup de grands chats : énergique au jeu, mais capable de maîtriser sa force et d’adapter son comportement à la situation. Il le classe « sentimental », la famille médiane.
Malgré ses origines et sa taille, il s’adapte très bien à la vie en appartement, à une condition que le registre pose explicitement : que ses maîtres lui accordent de l’attention. Ce n’est pas une formule de politesse, c’est la seule réserve qu’il émet sur ce point.
La taille demande de la place en hauteur plus qu’au sol. Un chat de ce gabarit grimpe, et le mobilier prévu pour un chat de format moyen ne tient pas son poids.
L’appartement lui va, à condition de lui donner du temps
Son entretien
Le registre classe son toilettage « normal », le cran médian, et donne le rythme sur sa fiche : un brossage régulier, une fois par semaine en général, la fréquence augmentant en période de mue pour éliminer le poil mort et éviter les nœuds.
La Cat Fanciers’ Association va dans le même sens et ajoute une bonne nouvelle : cette imposante fourrure double demande moins d’entretien qu’on ne le croit, et reste généralement sans nœuds comparée à d’autres races à poil long, ce qui a précisément aidé ces chats à survivre dehors. Le printemps est le moment chargé, quand le poil d’hiver cède la place au poil d’été. Certaines textures feutrent plus que d’autres et demandent davantage.
Le standard tolère explicitement une robe nettement plus courte en été : la longueur du poil et la densité du sous-poil varient avec les saisons. À l’inverse, un manque de sous-poil en période hivernale fait refuser tout titre.
La robe d’été plus courte n’est pas un défaut
Santé de la race
Une race à croissance très longue demande aussi une alimentation qui suit cette croissance. La Cat Fanciers’ Association situe la fin de croissance jusqu’à cinq ans, ce qui est le maximum de nos douze races.
GSD IV Glycogénose de type IV Test ADN LOOF, conseil scientifique
PKDef Déficit en pyruvate kinase Test ADN LOOF, conseil scientifique
À lire avant de vous engager
Aucune race ne va à tout le monde. Voici les cas où celle-ci se passe mal.
Le registre écrit que l’appartement lui convient à condition que ses maîtres lui accordent de l’attention. C’est la seule réserve qu’il pose, et elle vaut d’être prise au mot.
Le standard tranche : la qualité de la fourrure est beaucoup plus importante que la couleur. Un éleveur qui vend d’abord une teinte rare travaille à l’envers du registre.
Fourrure double, collerette, culottes : le poil se voit, surtout au printemps. Un intérieur où c’est un problème n’est pas fait pour cette race.
L’alimentation, la litière et le suivi d’un chat de ce gabarit ne se comparent pas à ceux d’un chat de format moyen. C’est une dépense mensuelle, pas un achat unique.
Questions fréquentes
Le registre les classe dans le même gabarit, long et puissant, et tous deux ont un poil mi-long. Les standards divergent sur la tête : triangle équilatéral au profil droit chez le Norvégien, tête aussi longue que large avec un museau carré chez le Maine Coon. La robe diffère aussi, double avec un sous-poil laineux chez le Norvégien, à sous-poil fin chez le Maine Coon. Et les couleurs d’yeux sont libres chez le premier, contraintes chez le second.
Oui, et le standard le tolère explicitement : la longueur du poil et la densité du sous-poil varient avec les saisons, et une robe nettement plus courte en été ne doit pas être pénalisée en jugement. L’inverse est plus sérieux, un manque de sous-poil en hiver faisant refuser tout titre.
La Cat Fanciers’ Association décrit une race lente à mûrir, qui peut mettre jusqu’à cinq ans à atteindre sa taille définitive, un mâle pesant alors entre 5,5 et 7,3 kg. C’est la croissance la plus longue de nos douze races.
Ceux que le registre reconnaît pour la race, listés plus haut dans la section santé, sur les deux parents et avec le compte rendu du laboratoire. Un éleveur sérieux les fournit sans qu’on insiste.
Huit semaines est le minimum légal, à condition que le chaton soit identifié par puce ou tatouage. Le registre recommande néanmoins d’attendre trois mois révolus : le chaton est alors sociabilisé et sa vaccination est complète, primo-injection et rappel. Un éleveur qui propose un départ entre huit semaines et trois mois n’est pas hors la loi, mais il vaut la peine de lui demander pourquoi.
La source
Le Livre Officiel des Origines Félines (LOOF) est le registre officiel de l’espèce. C’est une association agréée par le ministère de l’Agriculture depuis 2006. Les valeurs ci-contre viennent de ses fiches.
Avant d’adopter
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