Poil
Court / mi-long
Guide de la race
Ni tout à fait Siamois ni tout à fait Burmese : des yeux aigue-marine chez le mink, un chat qui vous suit pas à pas, et assez de tact pour ne jamais devenir encombrant.
Poil
Court / mi-long
Gabarit
Semi-foreign
Toilettage
Modéré
1 sur 3Caractère
Sentimental
Tests reconnus
3 tests ADN
Ce que le gabarit veut dire
Le LOOF range chaque race dans l’un de ses six gabarits. Le Tonkinois appartient au groupe « semi-foreign », qui compte 16 races sur les 54 publiées.
Les six gabarits, du plus imposant au plus fin
Avant de vous décider
01
La Cat Fanciers’ Association le dit grégaire, à l’aise avec les enfants, les chiens et les invités. Il veut superviser tout ce qui se passe à la maison.
02
Il ne se contente pas de miauler : la Cat Fanciers’ Association parle de phrases entières qui attendent une réponse, et le plus souvent faciles à comprendre.
03
La gangliosidose GM2, la myopathie hypokaliémique et l’atrophie progressive de la rétine, pour le père comme pour la mère, avec le compte rendu du laboratoire.
Le calendrier
La question la plus posée aux éleveurs est « quand puis-je le ramener ». Une partie de la réponse est dans la loi, l’autre est la recommandation du registre officiel. Les deux ne disent pas la même chose.
Jour 0
L’éleveur la déclare. Sur Monéleveur, une portée peut être annoncée avant la naissance, et vous pouvez demander à être prévenu.
8 semaines
Un chaton peut légalement être cédé dès huit semaines, à condition d’être identifié par puce ou tatouage. Son numéro ICAD figure alors obligatoirement sur l’annonce.
3 mois révolus
Le LOOF recommande d’attendre trois mois pleins : le chaton est alors sociabilisé et sa vaccination est complète, primo-injection et rappel.
Son histoire
Le registre rappelle qu’en Thaïlande, Siamois et Burmese se mêlaient au point de ne pas se distinguer. Wong Mau, la chatte brune arrivée aux États-Unis en 1930 et longtemps tenue pour la première Burmese, est aujourd’hui considérée par la Cat Fanciers’ Association et par la TICA comme un Tonkinois mink, avant que la race ait un nom.
Dans les années 1960, le Siamois et le Burmese ont tant divergé que Jane Barletta entreprend de retrouver ce chat du milieu ; à la même époque, au Canada, Margaret Conroy marie sa Burmese à un Siamois et s’éprend des chatons, rapporte la TICA. La Cat Fanciers’ Association enregistre la race en 1982, ouvre le championnat au mink en 1984 et aux deux autres patrons en 2002.
Deux races séparées, puis réunies à dessein
Son look
Le corps semi-foreign, de taille moyenne, est très musclé sans lourdeur, avec une poitrine ouverte et des pattes plutôt fines. La tête, à peine plus longue que large, dessine un triangle aux contours adoucis. Les yeux en forme de noix sont posés un peu de biais, et les oreilles, placées à égale distance des côtés et du sommet du crâne, peuvent paraître légèrement transparentes.
Toutes les couleurs sont admises, en solide, tabby ou silver/smoke, dans trois patrons qui se lisent aux yeux : le mink, au contraste intermédiaire et aux yeux aigue-marine ; le colourpoint, aux extrémités nettement plus foncées et aux yeux bleu pâle à bleu violet ; le sepia, au dégradé discret et aux yeux or à vert. Le standard tolère une couleur d’yeux inachevée avant un an.
Le poil court est dense, soyeux et très doux. Le poil long, mi-long et presque sans sous-poil, s’allonge des épaules vers les flancs et peut former une collerette. Cette variété, parfois appelée Tibétain, n’a reçu aucun pedigree LOOF de 2018 à 2022.
Aigue-marine, bleu ou or : les yeux disent le patron
Au quotidien
Intermédiaire par le type, il l’est aussi par le caractère, écrit le registre : fidèle comme le Siamois, il vous suit pas à pas, mais sa discrétion de Burmese reprend le dessus avant qu’il ne devienne envahissant. Classé « sentimental », il s’adapte à des modes de vie très variés, pourvu qu’il ait l’affection des siens.
La Cat Fanciers’ Association le décrit intelligent et grégaire, prompt à s’approprier vos genoux ou votre épaule pour superviser ce que vous faites. Il s’entend avec les chiens, les autres animaux, les enfants et les invités, qu’il accueille à la porte. Ses propriétaires le disent un peu chiot, un peu singe, et un peu éléphant quand il traverse la maison au galop. Il parle aussi, et pas seulement par miaulements : par de véritables phrases qui attendent une réponse.
Toujours là, jamais de trop
Son entretien
Le LOOF range son toilettage au cran « modéré ». La Cat Fanciers’ Association observe qu’il mue plutôt par saison que toute l’année, et conseille deux ou trois passages par mois à la brosse en caoutchouc, dont le côté plat fait briller la robe ; une peau de chamois produit le même effet. Le bain n’a guère d’utilité hors exposition.
Le geste qui compte le plus se fait dans la bouche. La même association signale une tendance à la gingivite chez les Tonkinois âgés, et suggère d’habituer le chaton au brossage des dents dès son plus jeune âge.
La brosse à dents compte plus que l’autre
Santé de la race
Issu de deux races, le Tonkinois passe auprès de la Cat Fanciers’ Association pour un chat génétiquement divers et robuste. Il hérite pourtant de maladies de ses deux ascendances, et le LOOF reconnaît trois tests pour lui.
Du côté Burmese viennent la gangliosidose GM2, une maladie neurologique mortelle et évolutive décrite chez des Burmese européens (Bradbury et al., Molecular Genetics and Metabolism, 2009), et la myopathie hypokaliémique, due à une fuite de potassium, qui provoque des accès de faiblesse musculaire, le plus souvent dès la première année ; Malik et al. (Journal of Feline Medicine and Surgery, 2015) jugent possible de l’éliminer du Tonkinois par le dépistage. Le troisième test porte sur l’atrophie progressive de la rétine (rdAc), qui conduit à la cécité, et que le registre reconnaît aussi chez le Siamois.
Les trois sont récessives : un porteur reste en bonne santé, mais deux porteurs peuvent donner un chaton atteint. La TICA le dit en outre plus exposé aux maladies dentaires, aux troubles urinaires, aux maladies inflammatoires de l’intestin et à l’amylose, qu’aucun test ne couvre.
GM2 Gangliosidose à GM2 Test ADN LOOF, conseil scientifique
HK Myopathie hypokaliémique Test ADN LOOF, conseil scientifique
PRA-rdAc Atrophie rétinienne progressive (variante rdAc) Test ADN LOOF, conseil scientifique
À lire avant de vous engager
Aucune race ne va à tout le monde. Voici les cas où celle-ci se passe mal.
Il ne commente pas chacun de ses gestes, mais il parle volontiers et répond quand vous lui parlez. Si le moindre échange miaulé vous pèse, préférez une race plus taiseuse.
Chat-chien selon le registre, il vous suit pas à pas, et la Cat Fanciers’ Association le dit prompt à s’approprier genoux et épaule. Il sait ne pas encombrer, mais pas rester à l’écart.
La variété existe au standard, mais le LOOF n’en a enregistré aucun pedigree de 2018 à 2022. En chercher un chaton inscrit promet une longue attente.
Il s’adapte à beaucoup de modes de vie, écrit le registre, pourvu qu’il ait l’affection des siens. Des journées seul, chaque jour, ne lui donnent pas ce qu’il attend.
Questions fréquentes
Parce que le mink associe le gène du colourpoint et celui du sepia, sans que l’un masque l’autre. Deux Tonkinois mariés entre eux peuvent donc donner des chatons mink, colourpoint ou sepia, et le LOOF admet les trois patrons au standard.
Cela dépend du patron. Le standard du LOOF veut des yeux aigue-marine chez le mink, bleu pâle à bleu violet chez le colourpoint, or à vert chez le sepia. Il tolère une couleur inachevée avant un an et préfère les teintes brillantes, profondes et uniformes.
Il parle volontiers, sans pour autant commenter chacun de ses gestes. La Cat Fanciers’ Association décrit un chat qui s’exprime par miaulements, ronronnements et véritables phrases ; la TICA précise qu’il répond quand ses humains lui parlent, sans vocaliser à tout propos.
Le LOOF en reconnaît trois pour le Tonkinois : la gangliosidose GM2, la myopathie hypokaliémique et l’atrophie progressive de la rétine (rdAc). Demandez les trois sur chaque parent, avec le compte rendu du laboratoire : un porteur n’est pas malade, deux porteurs peuvent donner un chaton atteint.
Huit semaines est le minimum légal, à condition que le chaton soit identifié par puce ou tatouage. Le registre recommande néanmoins d’attendre trois mois révolus : le chaton est alors sociabilisé et sa vaccination est complète, primo-injection et rappel. Un éleveur qui propose un départ entre huit semaines et trois mois n’est pas hors la loi, mais il vaut la peine de lui demander pourquoi.
La source
Le Livre Officiel des Origines Félines (LOOF) est le registre officiel de l’espèce. C’est une association agréée par le ministère de l’Agriculture depuis 2006. Les valeurs ci-contre viennent de ses fiches.
Avant d’adopter
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