Vérifier un éleveur vous-même : quatre contrôles, dix minutes
Vous avez trouvé l’annonce qui vous plaît. Les photos sont belles, l’éleveur répond vite. Mais comment savoir qu’il existe vraiment ? Vous pouvez le vérifier vous-même, gratuitement, en dix minutes : quatre contrôles suffisent, et voici où les faire.
Vérifier l’éleveurGuide pratique4 min de lecture
Mis à jour le
8 sources nomméesValable pour le chat et le chien
SommairePourquoi ces numéros sont-ils sur l’annonce ?
Parce que la loi les exige. L’article L. 214-8-1 du code rural (nouvel onglet)1 impose à toute annonce de chaton ou de chiot le numéro d’identification de l’animal quand il y est soumis, et l’existence ou l’absence d’inscription à un livre généalogique. Pour une vente, elle ajoute le numéro de l’activité de l’éleveur, ou à défaut le numéro de portée.
Ce sont donc des mentions obligatoires, pas une politesse. Et chacune se vérifie ailleurs que sur l’annonce. Voici où.
L’éleveur est-il bien déclaré ?
Tapez son numéro sur l’Annuaire des Entreprises (nouvel onglet)2, le service de l’État qui recense les entreprises françaises. En une minute, vous voyez son nom, son activité et depuis quand elle existe.
Regardez trois choses. Le nom correspond-il à celui de l’annonce ? L’activité parle-t-elle d’élevage ? La date de création dit depuis quand l’élevage existe, ce qu’aucune photo ne montre.
Sur Monéleveur, ce contrôle est déjà fait avant qu’un élevage soit affiché comme vérifié. Nous interrogeons l’INSEE sur son SIREN, puis nous comparons à la main le justificatif fourni avec ce que l’éleveur a déclaré. Pour une annonce trouvée ailleurs, c’est à vous de le faire, et cela prend une minute.
Pas de numéro ? Ce n’est pas forcément louche. Le LOOF le dit lui-même dans ses conseils d’achat (nouvel onglet) : le contrat porte le SIRET de l’éleveur s’il en a un.3 Un éleveur non professionnel peut ne pas en avoir. C’est alors le numéro de portée qui compte, et lui aussi se vérifie.
La portée existe-t-elle vraiment ?
Le livre généalogique vous le dit, à partir du numéro de portée. C’est le contrôle le plus utile de la liste, et le moins connu.
Pour un chat, le LOOF propose un formulaire de vérification (nouvel onglet)4. Il dit si le numéro est valide et à quelle portée il correspond. Le numéro ressemble à LOOF-12345678-2026-1 : huit chiffres, l’année de naissance de la portée, puis son rang d’inscription.
Pour un chien, la Société Centrale Canine va plus loin. Sur LOF Select (nouvel onglet)5, vous tapez le numéro d’identification du chien ou son numéro LOF, et vous obtenez sa fiche. Pas seulement un « valide » : la fiche entière.
Reste à vérifier l’animal lui-même.
L’animal est-il bien identifié ?
Tapez son numéro de puce sur l’outil public d’I-CAD (nouvel onglet)6, le fichier national. Il sert exactement à ça : valider l’identification d’un animal, par exemple lors d’une adoption entre particuliers. Il suffit du numéro, de l’espèce et d’un code de sécurité.
L’identification est obligatoire, et le LOOF le rappelle.3 Mais si le numéro d’un chaton ou d’un chiot n’apparaît pas encore, pas d’inquiétude : c’est normal. Il met plusieurs semaines, parfois plusieurs mois, à être attribué. L’annonce porte alors le numéro de la mère. Vérifiez le sien.
Une dernière chose : la carte d’identification n’est pas un titre de propriété. Elle dit qui détient l’animal dans un fichier, et c’est tout.
Le nom de l’élevage est-il bien le sien ?
Pour un chat, le LOOF publie la liste de tous les noms d’élevage enregistrés. Cherchez-y celui de l’annonce.
Une nuance avant de conclure trop vite : quelques affixes très proches existent, hérités des anciens livres d’origine qui ont fondé le LOOF.7 Deux noms qui se ressemblent ne prouvent donc rien.
Tout est en ordre : et maintenant ?
Ces quatre contrôles disent qu’une activité existe, qu’une portée est enregistrée et qu’un animal est identifié. Ils ne disent rien de la façon dont les petits ont grandi, ni des tests faits sur les parents.
Mais ils changent la conversation. Vous n’avez plus à demander ce qui se vérifie en ligne. Vous pouvez parler de ce qui compte vraiment : la mère, la portée, les résultats de tests, et ce que l’éleveur attend de vous.
Et si tout vous convient, l’étape suivante est la réservation. Avant de verser quoi que ce soit, lisez ce que devient la somme versée : un seul mot du contrat change tout.