Usage
Chiens d'agrément
Groupe 9 FCIGuide de la race
Septième race de France, et la seule du haut de classement qui n’ait jamais été sélectionnée pour travailler.

Usage
Chiens d'agrément
Groupe 9 FCITaille
Petite taille
5,4 à 8 kgPoil
Long
Brossage fréquent : le poil long feutre s’il est négligé.Origine
Grande-Bretagne
Tests reconnus
3 tests de santé
Avant de vous décider
01
La Société Centrale Canine écrit qu’il souffre en silence de la solitude, et que passer ses journées seul en appartement ne lui convient guère. C’est la première question à se poser avant de choisir cette race, avant la couleur et avant le prix.
02
La même source demande brossage et peignage deux ou trois fois par semaine, et le standard interdit le toilettage. Ce poil ne se raccourcit donc pas quand il devient encombrant : il s’entretient tel qu’il est, toute la vie du chien.
03
Le Club des Épagneuls Nains Anglais est le club de race du Cavalier King Charles. Ce qu’il recommande aux élevages est ce qu’un acheteur peut exiger : demandez-lui la liste à jour, puis réclamez à l’éleveur les résultats des deux parents.
Le calendrier
La question la plus posée aux éleveurs est « quand puis-je le ramener ». La réponse est dans la loi.
Jour 0
L’éleveur la déclare. Sur Monéleveur, une portée peut être annoncée avant la naissance, et vous pouvez demander à être prévenu.
8 semaines
Un chiot peut légalement être cédé dès huit semaines, à condition d’être identifié par puce ou tatouage. Son numéro ICAD figure alors obligatoirement sur l’annonce.
Son histoire
Il existait déjà aux seizième et dix-septième siècles, épagneul nain favori de la famille royale britannique. La Société Centrale Canine présente le roi Charles II, qui lui a laissé son nom, comme son plus célèbre éleveur.
Dans les années vingt, des cynophiles constatent que le King Charles qu’ils ont sous les yeux ne ressemble plus au chien des tableaux d’époque. Pour retrouver celui-là, ils croisent des King Charles avec des pékinois et des carlins. Premier standard en 1928, reconnaissance par le Kennel Club en 1945, arrivée en France en 1975.
Refaite au vingtième siècle pour ressembler au chien des tableaux
Son look
Le standard décrit un chien actif, gracieux et bien proportionné, à l’expression douce. Les yeux sont grands, sombres et ronds sans être saillants ; les oreilles, longues, attachées haut et abondamment frangées.
Les quatre noms de couleur que les annonces emploient viennent de là. Le blenheim porte des marques châtain vif sur un fond blanc perle, avec entre les oreilles une pastille que le standard dit très appréciée et caractéristique de la race. Le tricolore est noir et blanc bien espacés, marques feu comprises. Le noir et feu est un noir aile de corbeau à taches feu vives, le rubis un unicolore rouge intense.
Deux choses s’y vérifient sur une photo. Sur le rubis comme sur le noir et feu, les marques blanches ne sont pas admises, alors que sur le blenheim et le tricolore le blanc est le fond de la robe. Et la liste des quatre est fermée : toute autre couleur ou combinaison est à rejeter.
La taille ne se lit pas au garrot : le standard borne cette race par son poids, de 5,4 à 8 kg, et demande un petit chien harmonieux entre ces limites.
Un rubis ou un noir et feu n’a pas droit au blanc
Au quotidien
Le standard le décrit plein d’allant, affectueux, gai et sans agressivité, et note qu’il n’a vraiment peur de rien. La Société Centrale Canine lui ajoute un instinct de chasseur, surtout pour ce qui vole, de l’oiseau à la mouche.
Sa capacité d’adaptation est ce qui revient le plus dans sa fiche : tranquille avec des personnes d’un certain âge, très sportif et bon compagnon de jeu avec des enfants. À la maison, il somnole en surveillant ses maîtres, puis se précipite sur les genoux du premier assis.
Deux traits décident pourtant d’une adoption. Il n’est pas d’un naturel très obéissant, sans être rebelle : facilement distrait, toutes les occasions lui sont bonnes pour oublier l’ordre donné. Et il souffre en silence de la solitude.
Son éducation se passe de toute brutalité : un « non » d’une voix ferme suffit à le faire descendre du lit, à condition de le dire. Il sait se servir de ses yeux doux.
Il souffre en silence de la solitude
Son entretien
Le standard est catégorique sur un point que peu de races posent aussi nettement : ce poil ne doit absolument pas être toiletté. Long, soyeux, sans boucles et abondamment frangé, il se garde tel qu’il pousse. Un salon qui propose de le raccourcir propose de sortir le chien de son standard.
Ce n’est pas pour autant un poil qu’on oublie. La Société Centrale Canine demande deux gestes distincts, brossage et peignage, deux ou trois fois par semaine. Le peigne est celui qui compte : il passe là où la brosse glisse, dans les franges des oreilles, sous la queue et sur les pieds emplumés.
Deux à trois séances par semaine sur dix ans : c’est modeste, et ça ne se rattrape pas.
Le peigne va là où la brosse glisse
Santé de la race
La Société Centrale Canine ne signale qu’une sensibilité propre à cette race : le Cavalier King Charles craint le froid et l’humidité, ce qui se joue aux sorties d’hiver.
La même fiche donne ensuite une consigne de suivi. Elle demande de faire surveiller régulièrement les yeux et les oreilles, et de faire contrôler le cœur et la circulation par le vétérinaire. Ces trois points se nomment à la visite annuelle.
Les dépistages listés à côté sont ceux que le Club des Épagneuls Nains Anglais inscrit à sa grille de sélection. L’échocardiographie en fait partie, et elle se date : la grille la veut de moins de dix-huit mois. Réclamez les résultats à l’éleveur, sur le père comme sur la mère.
BREATH Test respiratoire BREATH Dépistage Grille du Club des Épagneuls Nains Anglais
ECHO-C Échocardiographie Dépistage Grille du Club des Épagneuls Nains Anglais
MHOC Examen oculaire MHOC Dépistage Grille du Club des Épagneuls Nains Anglais
À lire avant de vous engager
Aucune race ne va à tout le monde. Voici les cas où celle-ci se passe mal.
Le standard la dit très appréciée et caractéristique de la race, et elle fait vendre un blenheim. Elle reste un motif de robe : elle ne dit rien du caractère du chiot, ni de la façon dont il a été élevé.
Le registre est explicite, et c’est une contre-indication plutôt qu’un inconfort : il souffre en silence de la solitude. Un chien qui ne se plaint pas n’est pas un chien qui va bien.
La Société Centrale Canine le décrit peu obéissant de nature, sans être rebelle, et surtout facilement distrait : toutes les occasions lui sont bonnes pour oublier l’ordre donné. Un instinct de chasse pour tout ce qui vole complète le tableau.
L’entente avec les chats est parfaite quand ils grandissent ensemble. Le registre prévient de l’autre cas : le caractère extraverti du Cavalier dérange le vieux matou de la maison, et un chien sans défense qui ne comprend pas les coups de griffes s’expose pour rien.
Questions fréquentes
Ce sont deux races distinctes, avec chacune son standard, même si elles partagent leur club de race. Deux écarts se voient : le poids, de 5,4 à 8 kg pour le Cavalier contre 3,6 à 6,3 kg pour l’Épagneul, et l’attache des oreilles, haute chez le Cavalier, basse et plaquée à plat contre les joues chez l’Épagneul. Seul le pedigree dit laquelle des deux vous regardez.
Ce sont les noms que le standard donne à quatre robes. Blenheim : marques châtain vif sur fond blanc perle, avec la pastille entre les oreilles. Tricolore : noir et blanc bien espacés, avec des marques feu. Rubis : unicolore rouge intense. Noir et feu : noir aile de corbeau à taches feu. Toute autre couleur est à rejeter au regard du standard.
Oui, au regard du standard : sur le rubis comme sur le noir et feu, les marques blanches ne sont pas admises. Sur un blenheim ou un tricolore, la question ne se pose pas, le blanc est le fond de la robe. C’est le point le plus simple à vérifier sur une photo de portée.
Le standard écrit que ce poil ne doit absolument pas être toiletté, et la Société Centrale Canine précise que la race ne nécessite pas de toilettage : brossage et peignage deux ou trois fois par semaine suffisent. Elle ajoute par ailleurs que ce chien craint le froid et l’humidité, ce qui est un argument de plus pour lui laisser sa fourrure.
La Société Centrale Canine écrit qu’il s’adapte bien à la vie citadine et que de simples promenades suffisent à canaliser son énergie. La réserve porte sur les heures, pas sur les mètres carrés : elle déconseille dans la même phrase de lui faire passer ses journées seul en appartement.
La source
Le Livre des Origines Français (LOF) est le registre officiel de l’espèce. Les valeurs de taille et de poids par sexe, de section et d’épreuve de travail ci-contre, quand elles s’affichent, viennent du standard édité par la Fédération Cynologique Internationale ; Société Centrale Canine, son membre français, publie séparément sa propre fiche, d’où viennent les autres valeurs ci-contre.
Fiche officielle Standard de la race
Standard en vigueur depuis le 04/11/2008
Avant d’adopter
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