Guide de la race

Chien de cour italien

Tout le monde l’appelle cane corso ; la nomenclature l’inscrit Chien de cour italien. Un gardien que la Société Centrale Canine veut méfiant par fonction.

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Chat de race Chien de cour italien

Les caractéristiques du Chien de cour italien

Usage

Chien d’utilité polyvalent

Groupe 2 FCI

Taille

Grande taille

4 sur 5 Mâles 64 à 68 cm au garrot Femelles 60 à 64 cm au garrot Mâles 45 à 50 kg, femelles 40 à 45 kg

Poil

Court

Un brossage par semaine suffit en général.

Origine

Italie

Tests reconnus

2 tests de santé

Avant de vous décider

Ce que cette race demande vraiment

01

Séparer le repas de l’effort, matin et soir

La Société Centrale Canine demande des précautions contre la dilatation et la torsion d’estomac, et elle en nomme une : pas d’effort avant ni après le repas. Concrètement, la promenade et la gamelle ne se suivent pas de près, dans un sens comme dans l’autre. C’est une habitude à prendre le premier jour, parce qu’elle se tiendra pendant douze ans.

02

Un cadre que personne ne lâche à la maison

Le registre écrit qu’il doit recevoir une éducation rigoureuse mais pas sévère, et qu’un maître laxiste se laissera rapidement déborder. La difficulté n’est pas la sévérité, c’est la constance : il suffit d’une personne du foyer qui cède pour qu’un chien de 50 kg apprenne où appuyer.

03

De l’exercice à la mesure du gabarit

La même source conditionne la vie citadine à une chose : lui procurer l’exercice nécessaire à tous les chiens de cette taille et de ce tempérament. Elle le décrit sportif, à l’aise en agility, en obéissance et en pistage. Un jardin, aussi souhaitable soit-il, ne remplace pas ces sorties.

Le calendrier

De la naissance à votre salon

La question la plus posée aux éleveurs est « quand puis-je le ramener ». La réponse est dans la loi.

Jour 0

La portée naît

L’éleveur la déclare. Sur Monéleveur, une portée peut être annoncée avant la naissance, et vous pouvez demander à être prévenu.

Le portrait du Chien de cour italien

Son histoire

Du molosse romain aux cours de ferme des Pouilles

La Société Centrale Canine en fait le descendant direct des molosses des légions romaines. Combattants dans les arènes, puis chasseurs d’ours, puis gardiens de bovins : le chien a changé trois fois de métier avant de finir dans les cours de ferme du sud de l’Italie.

Présent autrefois dans toute la péninsule, il ne s’est maintenu que dans les Pouilles, et la même source écrit qu’il a frôlé l’extinction au vingtième siècle. Quelques passionnés montent une association dans les années soixante-dix, l’Italie reconnaît la race en 1979, la Fédération cynologique internationale publie son standard en 1996. Un chien très ancien, dont l’élevage organisé a moins de cinquante ans.

Sauvé de justesse par une poignée d’éleveurs des Pouilles

Son look

Neuf robes admises, et un masque qui ne monte pas aux yeux

Le standard décrit un chien robuste et rustique, doté d’une certaine élégance, aux muscles fins et puissants. Le corps est rectangulaire, et son allure préférée est le trot allongé.

La liste des couleurs est large : noir, gris-plomb, gris-ardoise, gris clair, fauve clair, fauve foncé, rouge-cerf, blé foncé, et le fauve bringé de noir ou de bleu. Chez les sujets fauves ou bringés, le masque ne doit pas dépasser la ligne des yeux. Le blanc n’est admis qu’en petite tache, sur la poitrine, le bout des doigts ou le chanfrein : de larges taches blanches écartent le chien, comme toute couleur absente de la liste.

Les oreilles et la queue se lisent aussi vite qu’une couleur. Le standard les veut triangulaires, tombantes, de taille moyenne, et ajoute trois mots : elles sont non coupées. La queue est dite naturelle, portée haute en mouvement sans être enroulée ; son absence, comme une queue trop courte, figure parmi les défauts qui excluent.

La taille se lit par sexe : 64 à 68 cm au garrot pour un mâle, 60 à 64 cm pour une femelle, pour 45 à 50 kg et 40 à 45 kg.

Oreilles non coupées et queue naturelle : le standard l’écrit

Au quotidien

Méfiant par fonction, débordé par un maître laxiste

La Société Centrale Canine dit son calme et son équilibre légendaires, puis pose ce qui va avec le métier : c’est un gardien, il doit donc être méfiant. Avant tout dissuasif, très attaché à ses maîtres, il n’hésitera pas à intervenir en cas de danger.

En famille, la même source le donne sans problème, et écrit que le mâle, même assez dominant, accepte sa place dans la hiérarchie familiale. Suit la phrase qui décide d’une adoption : il doit recevoir une éducation rigoureuse mais pas sévère, et un maître laxiste se laissera rapidement déborder. Rigoureux sans être sévère, ça se tient tous les jours et par tout le monde.

C’est aussi un sportif : le registre le donne à l’aise en agility, en obéissance et en pistage, et couramment employé en Italie pour la recherche de personnes sous les décombres.

Rigoureux mais pas sévère, sinon il prend la place

Son entretien

Le poil ne coûte rien, le gabarit coûte des heures

Le poil ras ne demande pratiquement aucun entretien : la Société Centrale Canine s’en tient à un brossage de temps à autres. Sous ce poil court, brillant et très serré, le standard décrit un sous-poil fin et terne. C’est une des rares grandes races où le toilettage ne pèse rien dans la décision.

La dépense est ailleurs, en mètres carrés et en heures. Le registre le dit facile à vivre, juge le jardin souhaitable, et reconnaît que certains sujets s’adaptent à la vie citadine. La condition tient en une phrase : lui procurer l’exercice nécessaire à tous les chiens de cette taille et de ce tempérament. Il ajoute qu’il n’aime pas la solitude.

Un brossage de temps à autres, et de l’exercice tous les jours

Santé de la race

2 tests de santé à exiger, justificatifs à l’appui

Un geste quotidien passe avant tout le reste. La Société Centrale Canine demande des précautions contre la dilatation et la torsion d’estomac, et elle donne la principale : pas d’effort avant ni après le repas. Chez un grand chien, cette torsion est une urgence vitale qui se joue en quelques heures, et ce qui la prévient tient dans l’ordre de la gamelle et de la promenade.

La même source nomme ensuite la fragilité qu’il partage avec beaucoup de grands chiens : la dysplasie de la hanche. Elle situe sa longévité à une douzaine d’années.

Ce qu’il faut faire dépister chez les deux parents se demande à l’Association française du Cane Corso, le club de race.

ED Dysplasie du coude (ED) Dépistage coté Grille de l’Association Française du Cane Corso

HD Dysplasie de la hanche (HD) Dépistage coté Grille de l’Association Française du Cane Corso

À lire avant de vous engager

À qui cette race ne convient pas

Aucune race ne va à tout le monde. Voici les cas où celle-ci se passe mal.

Un foyer où les règles se négocient

La Société Centrale Canine prévient qu’un maître laxiste se laissera rapidement déborder. Sur un molossoïde attaché à ses maîtres, ça ne se traduit pas par de la révolte, mais par un chien qui prend tranquillement des décisions à votre place. Si les consignes changent selon qui est à la maison, la race amplifiera le flottement.

Compter sur le jardin pour remplacer la présence

Le registre souhaite un jardin, et écrit dans le même paragraphe qu’il n’aime pas la solitude. Les deux ne se compensent pas : un terrain donne de la place, pas de la compagnie. Un chien de garde laissé seul dehors garde surtout un espace vide.

Attendre d’un gardien qu’il accueille les visiteurs

La fiche est explicite : c’est un gardien, il doit donc être méfiant, et il est avant tout dissuasif. Cette méfiance n’est pas un défaut d’éducation, c’est ce pour quoi la race est sélectionnée. Un foyer qui reçoit beaucoup, avec des inconnus qui entrent et sortent toute la journée, se complique la vie avec ce chien-là.

Chercher la silhouette aux oreilles coupées

Le standard décrit des oreilles triangulaires, tombantes, et précise qu’elles sont non coupées ; il décrit aussi une queue naturelle et exclut l’absence de queue. Les photos qui circulent montrent pourtant souvent l’inverse. Choisir un chiot pour cette silhouette-là, c’est acheter contre le texte qui définit la race.

Questions fréquentes

Ce qu’on nous demande sur le Chien de cour italien

Cane corso et Chien de cour italien, est-ce le même chien ?

Oui, et c’est le même papier. La nomenclature de la Fédération cynologique internationale et le référentiel français inscrivent la race sous le nom de Chien de cour italien ; son nom d’origine est Cane corso, et la Société Centrale Canine emploie les deux sur sa propre fiche. Une annonce qui dit « cane corso » et un pedigree qui dit « Chien de cour italien » ne se contredisent pas.

Qu’est-ce que la torsion d’estomac, et comment l’éviter ?

C’est l’accident que la Société Centrale Canine demande de prévenir chez cette race : l’estomac se dilate puis se retourne sur lui-même, et chez un grand chien c’est une urgence vitale qui ne laisse que quelques heures. La précaution qu’elle donne est simple et quotidienne : pas d’effort avant ni après le repas. Un ventre gonflé, des tentatives de vomir sans rien rendre, un chien abattu : direction le vétérinaire immédiatement, pas le lendemain matin.

Pourquoi voit-on des cane corso aux oreilles coupées ?

Parce que beaucoup d’images viennent de pays où cet usage a persisté, et parce que la coupe s’est longtemps confondue avec l’allure du molosse. Le standard, lui, ne laisse pas de doute sur ce qu’il attend : oreilles triangulaires, tombantes, de taille moyenne, non coupées, et queue naturelle. C’est l’oreille tombante qui est dans le texte de la race, pas l’oreille taillée.

Un cane corso bleu ou gris, est-ce une robe reconnue ?

Oui, et il y en a trois nuances. Le standard admet le gris-plomb, qu’il note bleu foncé, le gris-ardoise, noté bleu, et le gris clair, noté bleu clair. Le fauve bringé de bleu est admis aussi. Le gris n’est donc ni rare ni dérogatoire dans cette race : c’est une couleur du standard au même titre que le noir ou le fauve, et elle ne justifie pas un supplément de prix.

Le mâle dominant pose-t-il un problème en famille ?

La Société Centrale Canine écrit qu’en famille il ne pose en général aucun problème, et que le mâle, même assez dominant, accepte sa position hiérarchique au sein de la meute familiale. Elle pose la condition dans la phrase suivante : une éducation rigoureuse mais pas sévère. Ce qui déclenche les ennuis n’est pas le tempérament du mâle, c’est un cadre qui n’est jamais posé.

La source

Ce que le registre officiel publie

Le Livre des Origines Français (LOF) est le registre officiel de l’espèce. Les valeurs de taille et de poids par sexe, de section et d’épreuve de travail ci-contre, quand elles s’affichent, viennent du standard édité par la Fédération Cynologique Internationale ; Société Centrale Canine, son membre français, publie séparément sa propre fiche, d’où viennent les autres valeurs ci-contre. Le cran de taille du bandeau n’est publié par aucun des deux : c’est un calcul Monéleveur sur la hauteur au garrot du standard.

Fiche officielle Standard de la race

Standard en vigueur depuis le 25/09/2023

Tenu par
Société Centrale Canine
Groupe FCI
Groupe 2 : Pinscher, schnauzer, molossoïdes, bouviers suisses
Section FCI
Molossoïdes, type dogue
Épreuve de travail
Le standard exige une épreuve de travail pour le championnat.
Taille
Mâles 64 à 68 cm, femelles 60 à 64 cm
Poids
Mâles 45 à 50 kg, femelles 40 à 45 kg
Poil
Court, brillant et très serré avec une couche de souspoil mince
Club de race
Association Française du Cane Corso

Avant d’adopter

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