Guide de la race

Épagneul breton

Le plus petit des chiens d’arrêt, et la seule race française du haut du classement : un chasseur breton qui tient dans un salon, à condition de le sortir.

Voir les portées à venir Me prévenir pour cette race

Chat de race Épagneul breton

Les caractéristiques de l’Épagneul breton

Usage

Chiens d’arrêt

Groupe 7 FCI

Taille

Taille moyenne

3 sur 5 47 à 51 cm au garrot

Poil

Court

Un brossage par semaine suffit en général.

Origine

France

Tests reconnus

1 test de santé

Avant de vous décider

Ce que cette race demande vraiment

01

Des sorties en semaine, et de vraies sorties le dimanche

La Société Centrale Canine pose la condition pour la ville sans la nuancer : des exercices physiques réguliers, des promenades quotidiennes et des sorties dominicales en forêt ou en campagne. Un chien d’arrêt sélectionné sur son étendue d’exploration ne se contente pas du tour du pâté de maisons, même s’il mesure cinquante centimètres.

02

Le poil brossé chaque semaine, et les oreilles regardées

Ce sont les deux seuls gestes que le registre demande pour cette race, et ils reviennent toute l’année. Le brossage porte sur les franges de l’arrière des membres plutôt que sur le corps, qui est ras et plat ; les oreilles se contrôlent au retour des sorties en végétation.

03

Passer par le Club de l’Épagneul Breton avant de retenir un chiot

C’est lui qui tient à jour ce qu’il faut faire dépister chez les reproducteurs de la race, et il répond aux particuliers. Arriver chez l’éleveur avec cette liste change la conversation : vous demandez des documents nommés, pas une assurance générale.

Le calendrier

De la naissance à votre salon

La question la plus posée aux éleveurs est « quand puis-je le ramener ». La réponse est dans la loi.

Jour 0

La portée naît

L’éleveur la déclare. Sur Monéleveur, une portée peut être annoncée avant la naissance, et vous pouvez demander à être prévenu.

Le portrait de l’Épagneul breton

Son histoire

Loudéac, 1907 : un club nommé d’après une queue

La Société Centrale Canine le dit bien antérieur à la création officielle de la race, en 1907 : une variété locale d’épagneuls, comme il en existait dans toute l’Europe. Sa péninsule l’a forgé à son image, une région où « tout est petit, sain, robuste et courageux ». L’ouverture de la Bretagne au tourisme britannique, au dix-neuvième siècle, y a probablement mêlé du sang de setter et de springer.

Un projet de standard élaboré à Nantes en 1907 est adopté à Loudéac le 7 juin 1908, un an après la fondation du club par Maître Arthur Énaud. Ce club s’appelait alors le « Club de l’Epagneul Breton à courte queue naturelle » : le détail qui surprend encore les acheteurs figurait dès l’origine dans le nom.

Le premier club portait la queue courte dans son nom

Son look

Inscriptible dans un carré, et jamais d’une seule couleur

Le standard le résume : le plus petit des chiens d’arrêt, compact et râblé sans lourdeur, inscriptible dans un carré puisque la longueur du corps égale la hauteur au garrot. La taille se lit par sexe, 48 à 51 cm pour les mâles, 47 à 50 cm pour les femelles, avec un centimètre de tolérance de part et d’autre.

La robe se vérifie sur une photo. Le standard reconnaît le blanc et orange, le blanc et noir et le blanc et marron, en pie ou en rouanné, parfois moucheté ; les tricolores portent en plus des taches feu. La robe unicolore n’est pas admise. Deux marques font exclure et se repèrent à l’œil : une tache blanche sur les oreilles, et un œil pris dans une plage de blanc.

Reste la queue, attachée haut, portée horizontalement ou légèrement tombante, souvent frétillante quand le chien est en action. Surtout, l’épagneul breton peut naître anoure, sans queue, ou brachyoure, avec une queue naturellement courte. Un dernier motif d’exclusion se voit sur un chiot : la présence d’un ergot, même rudimentaire.

La robe unicolore n’est pas admise

Au quotidien

Ardent dehors, canapé dedans

La Société Centrale Canine le décrit équilibré, doux, sensible et franc, sociable avec ses congénères, et dans la même page ardent à la chasse, plein de vitalité et d’énergie. Le standard dit la même chose autrement : un chien s’adaptant à tout milieu, passionné précocement.

Ce qui décide d’une adoption tient en deux lignes de sa fiche. La première : il vit en ville sans dommage, à condition que ses maîtres bougent autant que lui, promenades courtes tous les jours et sorties du dimanche en forêt ou en campagne. Le registre ajoute, sans ironie, qu’il apprécie aussi les fauteuils et les canapés.

La seconde porte sur la solitude, qu’il accepte modérément quand elle est trop prolongée et qu’il n’y a pas été habitué progressivement. Cette habitude se prend chiot. Son éducation aussi : la SCC la veut entamée dès l’acquisition, et menée avec douceur.

Il s’adapte à la ville, pas à l’immobilité

Son entretien

Un à deux brossages par semaine, et les oreilles surveillées

La Société Centrale Canine demande deux choses pour cette race, et rien d’autre : le brosser une à deux fois par semaine, et surveiller ses oreilles.

Le standard dit où passe la brosse. Le poil est fin, non soyeux, plat ou très légèrement ondulé sur le corps, jamais frisé, et ras sur la tête comme sur la face avant des membres. C’est l’arrière des membres qui porte un poil abondant et des franges descendant jusqu’au carpe et au tarse : elles ramassent les nœuds et les végétaux après une sortie en herbes hautes, pas le dessus du corps.

L’oreille, elle, est courte pour un épagneul : attachée haut, triangulaire, très mobile dès que le chien est attentif. Courte ne veut pas dire à l’abri, et un chien qui fouille les broussailles y rapporte de quoi regarder. Trente secondes au retour suffisent.

Regarder ses oreilles au retour de chaque sortie

Santé de la race

1 test de santé à exiger, justificatifs à l’appui

La Société Centrale Canine décrit un chien solide et rustique, et lui reconnaît, comme à tout épagneul, une bonne espérance de vie.

Elle nomme une affection, une seule : l’épagneul breton est sujet à la dysplasie de la hanche, comme beaucoup de chiens de sa taille, et elle se développe avec l’âge. Cela se mesure plutôt que cela ne se déclare, par une lettre de A à E qu’un lecteur officiel porte sur le compte rendu de radiographie. Demandez celui du père et celui de la mère.

Pour le reste, l’interlocuteur est le Club de l’Épagneul Breton : c’est lui qui tient à jour ce qu’il faut faire dépister chez les reproducteurs.

HD Dysplasie de la hanche (HD) Dépistage coté Grille du Club de l’Épagneul Breton

À lire avant de vous engager

À qui cette race ne convient pas

Aucune race ne va à tout le monde. Voici les cas où celle-ci se passe mal.

Prendre le plus petit des chiens d’arrêt pour un petit chien calme

Le standard le décrit vigoureux, passionné précocement, galopeur, remarquable dans l’étendue de son exploration. Son format tient dans un appartement ; son besoin de terrain, non. C’est le malentendu le plus fréquent sur cette race, et il se paie en chien qui tourne en rond.

Une main lourde sur un chien sensible

La Société Centrale Canine le dit doux, sensible et franc, et demande une éducation entamée dès l’acquisition, avec douceur. Le chien obéissant qu’elle décrit est celui qu’on a éduqué tôt et calmement. Une voix qui monte n’accélère rien chez lui, elle le referme.

Un chiot laissé seul avant qu’on lui ait appris

Le registre écrit qu’il accepte modérément la solitude trop prolongée, surtout s’il n’y a pas été progressivement habitué. L’apprentissage se fait dans les premiers mois, par absences brèves puis plus longues. Commencé à deux ans, il coûte beaucoup plus cher, en meubles et en nerfs.

Payer plus cher un chiot né sans queue

Naître anoure ou brachyoure est prévu par le standard depuis l’origine de la race : c’est un caractère breton, pas une rareté qui se facture. Un chiot n’a pas plus de valeur parce qu’il est né sans queue, et son pedigree n’en dit rien.

Questions fréquentes

Ce qu’on nous demande sur l’Épagneul breton

Pourquoi certains épagneuls bretons naissent-ils sans queue ?

Parce que la race le fait depuis toujours. Le standard écrit qu’il peut naître anoure, sans queue, ou brachyoure, avec une queue naturellement courte. Le trait était assez marquant pour que le club fondé à Loudéac en 1907 s’appelle « Club de l’Epagneul Breton à courte queue naturelle ». Une queue de longueur normale, attachée haut et portée à l’horizontale, est tout aussi conforme.

Un épagneul breton d’une seule couleur, ça existe ?

Pas au regard du standard, qui écrit noir sur blanc que la robe unicolore n’est pas admise. Il reconnaît le blanc et orange, le blanc et noir et le blanc et marron, en pie ou en rouanné, parfois moucheté, avec des taches feu chez les tricolores. La Société Centrale Canine, de son côté, ne distingue que deux variétés dans son référentiel : « blanc et orange » et « autres couleurs ».

Un ergot, même minuscule, est-il un problème ?

En exposition, oui : le standard range la présence d’un ergot, même rudimentaire, parmi les défauts entraînant l’exclusion. Deux autres marques y figurent et se repèrent sur une photo, une tache blanche sur les oreilles et un œil pris dans une plage de blanc. Cela concerne le jugement du chien et sa carrière de reproducteur, pas sa santé ni la vie que vous aurez avec lui.

Est-ce un bon chien pour une famille qui ne chasse pas ?

La Société Centrale Canine répond oui, avec sa propre condition : elle le voit combler la famille sportive, adepte des loisirs de plein air et des randonnées dominicales, et écrit qu’il goûte au plus haut point la compagnie et les jeux des enfants. Ce qu’il réclame, c’est du terrain et de la présence, pas nécessairement du gibier.

La dysplasie de la hanche est-elle fréquente dans la race ?

La Société Centrale Canine écrit qu’il y est sujet comme de nombreux chiens de sa taille, et qu’elle se développe avec l’âge. Le dépistage passe par une radiographie qu’interprète un lecteur officiel, et qui aboutit à une lettre portée sur le compte rendu du chien. Réclamez celui des deux parents, et demandez au Club de l’Épagneul Breton ce qu’il conseille d’exiger en plus.

La source

Ce que le registre officiel publie

Le Livre des Origines Français (LOF) est le registre officiel de l’espèce. Les valeurs de taille et de poids par sexe, de section et d’épreuve de travail ci-contre, quand elles s’affichent, viennent du standard édité par la Fédération Cynologique Internationale ; Société Centrale Canine, son membre français, publie séparément sa propre fiche, d’où viennent les autres valeurs ci-contre. Le cran de taille du bandeau n’est publié par aucun des deux : c’est un calcul Monéleveur sur la hauteur au garrot du standard.

Fiche officielle Standard de la race

Standard en vigueur depuis le 25/03/2003

Tenu par
Société Centrale Canine
Groupe FCI
Groupe 7 : Chiens d’arrêt
Section FCI
Chiens d’arrêt continentaux, type Epagneul
Épreuve de travail
Le standard exige une épreuve de travail pour le championnat.
Taille
47 à 51 cm
Poil
Fin, plat ou très légèrement ondulé sur le corps
Club de race
Club de l'epagneul Breton

Avant d’adopter

À lire aussi

Vérifier un éleveur vous-même : quatre contrôles, dix minutes Acompte ou arrhes : ce que vous versez à la réservation Ce que la loi oblige à écrire dans une annonce Tous les articles