Usage
Terrier
Groupe 3 FCIGuide de la race
Un ancien chien de combat que le standard donne parfaitement digne de confiance, et que la Société Centrale Canine dit intrépide et têtu.

Usage
Terrier
Groupe 3 FCITaille
Petite taille
2 sur 5 35,5 à 40,5 cm au garrot Mâles 12,7 à 17 kg, femelles 11 à 15,4 kgPoil
Court
Un brossage par semaine suffit en général.Origine
Grande Bretagne
Tests reconnus
3 tests de santé
Avant de vous décider
01
La Société Centrale Canine relie la surdité aux chiens ayant une oreille complètement blanche. C’est la seule caractéristique visible en photo qui mérite une question précise à l’éleveur, sur le chiot comme sur ses parents. Une réponse claire vaut mieux qu’une supposition, dans un sens comme dans l’autre.
02
Le registre écrit que la race peut présenter une agressivité assez marquée envers ses semblables, et en déduit la nécessité d’une socialisation intra- et interspécifique dès le plus jeune âge. Ce sont des mois de promenades organisées autour des rencontres, pas une case à cocher chez l’éducateur.
03
L’appartement lui convient, à condition de lui procurer suffisamment d’exercice : le registre pose la condition dans la même phrase que la permission. Un chien décrit par le standard comme musclé, actif et agile a besoin de s’en servir tous les jours.
Le calendrier
La question la plus posée aux éleveurs est « quand puis-je le ramener ». La réponse est dans la loi.
Jour 0
L’éleveur la déclare. Sur Monéleveur, une portée peut être annoncée avant la naissance, et vous pouvez demander à être prévenu.
8 semaines
Un chiot peut légalement être cédé dès huit semaines, à condition d’être identifié par puce ou tatouage. Son numéro ICAD figure alors obligatoirement sur l’annonce.
Son histoire
La Société Centrale Canine situe sa création au dix-neuvième siècle dans le comté du Staffordshire, par croisement entre le bulldog et divers terriers. Le nom du chien est celui de sa région. Elle ne contourne pas non plus ce pour quoi il a été fait : c’était une race de combat, d’abord contre des taureaux, ensuite contre d’autres chiens dans des fosses.
Ce métier s’arrête, et le chien reste. Le registre note qu’il retrouve une belle notoriété en Grande-Bretagne puis en Europe continentale, cette fois comme chien de compagnie, et que le Kennel Club reconnaît la race en 1935. Le standard qui l’encadre aujourd’hui vient de là : c’est la traduction d’un original anglais.
Fait pour la fosse au dix-neuvième siècle, reconnu comme chien de compagnie en 1935
Son look
Le standard tient l’aspect général en une ligne qui dit tout du chien : à poil lisse, bien proportionné, d’une grande force pour sa taille, musclé, actif et agile. Le crâne est court et large, la queue attachée bas se compare dans le texte à un manche de pompe du temps jadis.
Sur la robe, la liste admise est large : rouge, fauve, blanc, noir ou bleu, chacune éventuellement panachée de blanc, et n’importe quel ton de bringé. Deux robes sortent du lot par la négative. Le noir et feu et le marron, dit foie, sont à proscrire : ce sont les deux seules couleurs nommément écartées.
Les oreilles se vérifient aussi vite qu’une couleur, et personne n’y pense. Elles se portent en rose ou semi-dressées, ni grandes ni lourdes, et les oreilles complètement tombantes ou complètement dressées sont à proscrire. Les yeux sont ronds, foncés de préférence, avec une tolérance d’harmonie avec la robe.
Le poids, lui, est publié, et par sexe : 12,7 à 17 kg pour un mâle, 11 à 15,4 kg pour une femelle, pour une taille recherchée de 35,5 à 40,5 cm au garrot.
Presque toutes les couleurs, sauf le noir et feu et le foie
Au quotidien
Le standard le décrit d’un courage et d’une ténacité indomptables, extrêmement intelligent et affectueux, en particulier avec les enfants, hardi et parfaitement digne de confiance. Il ajoute une exclusion qui compte autant que le portrait : le chien agressif ou peureux est écarté de la race.
La Société Centrale Canine reprend ce portrait, puis pose la nuance que le standard ne pose pas. Elle le dit intrépide et têtu, équilibré et calme à condition d’être bien éduqué, et écrit qu’il peut présenter une agressivité assez marquée envers ses semblables. Elle en tire une conséquence pratique : la socialisation, avec les chiens comme avec les gens, se mène dès son plus jeune âge.
En ville, la même source le donne à l’aise en appartement à condition de lui procurer suffisamment d’exercice. Elle ajoute une phrase que les acheteurs lisent trop vite : il n’aime pas la solitude, et une journée entière sans compagnie l’invite aux bêtises.
Facile à vivre avec les siens, à socialiser tôt avec les autres chiens
Son entretien
Le poil est lisse, court et serré, et le registre en tire la conclusion directe : ce chien est facile à entretenir, y compris en appartement. C’est une des rares races où la question du toilettage ne pèse pas dans la décision.
Ce qui coûte des heures est ailleurs, et se répartit en deux postes. La Société Centrale Canine conditionne l’appartement à un exercice suffisant, et un chien que le standard donne musclé, actif et agile a de quoi en réclamer. Elle demande ensuite des rencontres, tôt et souvent, avec les autres chiens comme avec les gens. L’entretien d’un staffie se compte en sorties, pas en brossages.
Se compte en sorties et en rencontres, pas en brossages
Santé de la race
Un détail visible sur une photo d’annonce passe avant tout le reste : la Société Centrale Canine signale la surdité chez les chiens ayant une oreille complètement blanche. Le blanc est admis par le standard, donc cette configuration n’a rien d’anormal dans la race. Elle appelle une question à l’éleveur, pas un renoncement.
La même source nomme deux autres surveillances, les maladies oculaires et la L-2-HGA, une maladie neurologique héréditaire.
Elle écrit aussi ce qui se lit rarement sur un chien de cette charpente : bonne espérance de vie, et race non sujette à la dysplasie. Il n’y a donc ici ni radiographie de hanches ni cote officielle à réclamer aux parents.
Exigé pour la cotation Inscrits à la grille de sélection du club : sans eux, un chien n’y est pas coté.
CAT Cataracte héréditaire Test ADN Grille du Staffordshire Bull Terrier Club de France
L2HGA Acidurie L-2-hydroxyglutarique (L2HGA) Test ADN Grille du Staffordshire Bull Terrier Club de France
Conseillé Recommandés en dehors d’une grille de cotation : chaque ligne dit qui les recommande.
PEA Surdité congénitale (PEA) Dépistage Staffordshire Bull Terrier Club de France, page « La surdité chez le Staffordshire Bull Terrier et les tests PEA »
À lire avant de vous engager
Aucune race ne va à tout le monde. Voici les cas où celle-ci se passe mal.
La Société Centrale Canine annonce une agressivité possible envers ses semblables. Ça ne condamne pas la cohabitation, mais ça la rend conditionnelle à un travail mené dès les premières semaines. Compter sur l’entente spontanée entre deux adultes qui se découvrent, c’est parier contre ce que le registre publie.
Sa silhouette et son passé de chien de fosse font vendre. Le standard, lui, exclut de la race le chien agressif comme le chien peureux, et décrit un compagnon affectueux, en particulier avec les enfants. Prendre cette race pour intimider revient à en attendre l’inverse de ce que son texte de référence sélectionne.
Le registre écrit qu’il est intrépide et têtu, et qu’il s’avère équilibré et calme quand il est bien éduqué. La condition est dans la phrase. Sur un chien de cette force pour sa taille, un cadre posé à un an coûte bien plus cher qu’un cadre posé à trois mois.
La fiche est explicite : il n’aime pas la solitude, et une journée complète sans compagnie ni occupation l’invite aux bêtises. Le format compact et le poil court laissent croire à un chien d’appoint. C’est un chien de présence.
Questions fréquentes
Les deux sources se répondent. Le standard écarte de la race le chien agressif comme le chien peureux, et décrit un chien parfaitement digne de confiance, extrêmement affectueux, en particulier avec les enfants. La Société Centrale Canine ajoute qu’il peut se montrer assez agressif envers ses semblables, et que c’est précisément pour ça que la socialisation avec les autres chiens commence tôt. Envers les gens et envers les chiens, ce ne sont pas les mêmes réponses.
C’est possible, et ce n’est pas automatique. Le registre nomme une agressivité assez marquée envers ses semblables, et recommande une socialisation intra-espèce dès le plus jeune âge. Un chiot qui grandit avec l’autre chien part avec un avantage réel ; deux adultes qui se rencontrent demandent un accompagnement, et parfois un avis professionnel.
Il peut être inscrit et rester un staffie, mais sa robe est écartée par le standard, qui proscrit le noir et feu ainsi que le marron dit foie. Toutes les autres teintes citées sont admises, seules ou panachées de blanc, y compris n’importe quel ton de bringé. Une couleur rare et chère n’est pas forcément une couleur reconnue : le pedigree dit l’inscription, le standard dit la robe.
Le standard publie les poids, ce qui est loin d’être le cas de toutes les races : 12,7 à 17 kg pour un mâle, 11 à 15,4 kg pour une femelle, pour une taille recherchée de 35,5 à 40,5 cm au garrot. Il précise que la taille doit être en rapport avec le poids. Un adulte nettement au-delà de ces valeurs s’écarte du texte, quelle que soit sa musculature.
Oui selon la Société Centrale Canine, et à deux conditions qu’elle écrit dans la foulée : suffisamment d’exercice, et de la compagnie. Le poil court rend l’intérieur facile à vivre, la solitude prolongée est le vrai obstacle. Un logement modeste avec quelqu’un qui rentre à midi lui va mieux qu’une maison vide de huit heures à dix-neuf.
La source
Le Livre des Origines Français (LOF) est le registre officiel de l’espèce. Les valeurs de taille et de poids par sexe, de section et d’épreuve de travail ci-contre, quand elles s’affichent, viennent du standard édité par la Fédération Cynologique Internationale ; Société Centrale Canine, son membre français, publie séparément sa propre fiche, d’où viennent les autres valeurs ci-contre. Le cran de taille du bandeau n’est publié par aucun des deux : c’est un calcul Monéleveur sur la hauteur au garrot du standard.
Fiche officielle Standard de la race
Standard en vigueur depuis le 24/06/1987
Avant d’adopter
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