Usage
Chien rapporteur de gibier
Groupe 8 FCIGuide de la race
Sixième race de France, et un standard qui écrit deux fois qu’un labrador trop lourd n’est plus dans le type.

Usage
Chien rapporteur de gibier
Groupe 8 FCITaille
Taille moyenne
3 sur 5 Mâles 56 à 57 cm au garrot Femelles 54 à 56 cm au garrotPoil
Court
Un brossage par semaine suffit en général.Origine
Grande Bretagne
Tests reconnus
3 tests de santé
Avant de vous décider
01
La Société Centrale Canine prévient contre sa gourmandise naturelle et sa tendance à l’embonpoint. Le standard, de son côté, écarte du type les sujets à la corpulence excessive. Le poids d’un labrador se surveille sur dix ans, pas sur la première année.
02
Le registre écrit qu’habitué à rapporter il ne s’en lassera jamais, et qu’il lui faut le faire avec discipline. C’est un chien actif, qui a besoin de se rendre utile. Un objet lancé machinalement ne répond pas à ce besoin, un travail de rapport structuré oui.
03
Le Retriever Club de France est le club affilié pour cette race. C’est à lui que se demande ce qu’il faut faire tester chez les reproducteurs. Auprès de l’éleveur, la demande porte ensuite sur les résultats du père et de la mère, datés et à leur nom.
Le calendrier
La question la plus posée aux éleveurs est « quand puis-je le ramener ». La réponse est dans la loi.
Jour 0
L’éleveur la déclare. Sur Monéleveur, une portée peut être annoncée avant la naissance, et vous pouvez demander à être prévenu.
8 semaines
Un chiot peut légalement être cédé dès huit semaines, à condition d’être identifié par puce ou tatouage. Son numéro ICAD figure alors obligatoirement sur l’annonce.
Son histoire
La Société Centrale Canine fait commencer l’histoire au dix-huitième siècle, avec le chien de Saint-John, auxiliaire des marins-pêcheurs de Terre-Neuve chargé de rattraper les poissons qui sautaient par-dessus bord. Des pêcheurs en auraient ramené en Angleterre dès 1814, la sélection débute en 1822, et c’est le comte de Malmesbury qui lui donne le nom de Labrador.
Le Kennel Club anglais la reconnaît en 1903, elle arrive en France dès 1896 et son club français naît en 1911. Le standard ajoute un détail que la couleur fait oublier : le club anglais du Labrador jaune n’a suivi qu’en 1925.
Un chien de pêcheurs avant d’être un chien de chasse
Son look
Le standard n’admet que trois robes : entièrement noir, jaune, ou marron, ce marron étant aussi nommé foie ou chocolat. Le jaune va du crème clair au roux de renard, le marron d’une teinte claire à une teinte plus foncée. Une petite tache blanche est tolérée à la poitrine et à l’arrière du métacarpe, nulle part ailleurs.
La phrase suivante est la plus utile du document pour qui achète : toute autre couleur, ou toute combinaison de couleurs, entraîne l’exclusion. Un motif d’exclusion, rangé avec l’agressivité et la peur, pas un défaut à pénaliser.
Le poil et la queue sont les deux traits que le standard dit distinctifs. Le poil est court et dense, sans ondulation ni frange, passablement rêche au toucher, sur un sous-poil qui résiste aux intempéries. La queue est très épaisse à sa naissance et s’effile vers l’extrémité, dépourvue de frange, d’où la rondeur décrite sous le nom de queue de loutre. Elle peut être portée gaiement, mais ne doit pas se recourber sur le dos.
La taille se lit en hauteur idéale : 56 à 57 cm au garrot pour les mâles, 54 à 56 cm pour les femelles.
Une quatrième couleur n’est pas une rareté, c’est une exclusion
Au quotidien
La Société Centrale Canine le décrit doux, attentif, dévoué, enjoué, d’une patience proverbiale, et qui se fait aimer des petits comme des grands. Le standard dit la même chose en moins de mots : naturel amical, sans aucune trace d’agressivité.
Le registre insiste surtout sur l’instinct du rapport : il écrit que si vous l’habituez à rapporter, il ne s’en lassera jamais, et qu’il lui faut le faire avec discipline. Vient ensuite le besoin de rendre service et de se sentir en symbiose avec son maître, posé comme un besoin, pas comme un agrément.
S’y ajoutent une passion pour l’eau, un nez excellent et ce que le registre appelle la dent douce, cette prise en gueule qui ne marque pas le gibier. L’éducation se mène en douceur et par la méthode naturelle, ce qui n’exclut pas la fermeté.
Il ne s’occupe pas seul, il demande à servir
Son entretien
C’est le poste où cette race coûte le moins. La Société Centrale Canine décrit un chien rustique, dont le pelage serré et court protège naturellement des intempéries, et va jusqu’à écrire que le brossage en dehors des périodes de mue est déconseillé. Une étrille pendant la mue si vous le souhaitez, rien de plus.
La dépense se reporte ailleurs. Ce chien actif a besoin d’exercice, il vit aussi bien en ville qu’à la campagne à condition de sortir, et il prend facilement de l’embonpoint. Le temps de promenade et la ration tenue sont les deux vraies charges, et aucune n’apparaît sur une facture de toilettage.
Rien à brosser, sauf quand il mue
Santé de la race
Le standard revient deux fois sur le poids, à deux endroits sans rapport. À l’aspect général, il décrit un chien fortement charpenté et très actif, et précise que cela exclut les sujets à la corpulence excessive. À la poitrine, il ajoute que son ampleur ne doit pas être due à un excès de poids. Un labrador trop lourd s’écarte du type.
La Société Centrale Canine met en garde sur le même point : attention à ne pas favoriser sa gourmandise naturelle, car la race a tendance à prendre de l’embonpoint. Deux sources, un même point, et un geste quotidien derrière : la gamelle.
Les dépistages listés à côté sont ceux que le Retriever Club de France inscrit à sa grille de sélection : les hanches, les coudes et un examen oculaire de moins de vingt-quatre mois. Réclamez les résultats à l’éleveur, sur le père comme sur la mère.
ED Dysplasie du coude (ED) Dépistage coté Grille du Retriever Club de France
HD Dysplasie de la hanche (HD) Dépistage coté Grille du Retriever Club de France
MHOC Examen oculaire MHOC Dépistage Grille du Retriever Club de France
À lire avant de vous engager
Aucune race ne va à tout le monde. Voici les cas où celle-ci se passe mal.
Trois robes, et seulement trois : noir, jaune, marron. Le standard range toute autre couleur, et toute combinaison de couleurs, parmi les motifs d’exclusion, au même rang qu’un caractère agressif. Une teinte présentée comme rare se paie plus cher et sort du standard.
Sa gourmandise est décrite par le registre comme naturelle, et son embonpoint comme une tendance. Là où l’on récompense en donnant à manger, ce chien grossit, et le standard tient l’excès de poids pour un écart au type.
Docile et désireux de plaire, il donne l’impression de s’élever tout seul. La Société Centrale Canine demande pourtant une éducation en douceur, par la méthode naturelle, et précise que cela n’exclut pas la fermeté. Un chien fortement charpenté qui rapporte tout ce qu’il trouve devient vite encombrant.
Le registre le dit actif et en besoin d’exercice, capable de vivre en ville comme à la campagne. L’adaptation porte sur le logement, pas sur le nombre de sorties : c’est le premier malentendu de cette race, parce que sa réputation de chien facile laisse croire l’inverse.
Questions fréquentes
Le standard n’en reconnaît aucune. Il admet le noir, le jaune du crème clair au roux de renard, et le marron dit foie ou chocolat, du plus clair au plus foncé. Toute autre couleur de robe ou combinaison de couleurs figure parmi les motifs d’exclusion. Une petite tache blanche est tolérée à la poitrine et à l’arrière du métacarpe, et c’est la seule.
Pas au regard des sources. Le standard place les trois robes sur le même rang et n’attache à aucune un tempérament ou une constitution particulière, et la fiche de la Société Centrale Canine non plus. Ce qui distingue deux chiots n’est pas leur teinte, mais leurs parents et l’élevage d’où ils viennent.
Le standard en fait un trait distinctif de la race. La queue est très épaisse à sa naissance et s’effile progressivement vers l’extrémité, sans aucune frange, entièrement recouverte d’un poil court et dense qui lui donne un aspect rond. Elle peut être portée gaiement, mais ne doit pas se recourber sur le dos. Un profil suffit à la voir.
La Société Centrale Canine écrit qu’il vit aussi bien en ville qu’à la campagne, et qu’il est facile à vivre. Elle ajoute dans la même phrase qu’il est actif et qu’il a besoin d’exercice. La ville lui convient donc, à condition que les sorties suivent et qu’il ait de quoi s’employer.
Les deux sont des chiens rapporteurs de gibier du huitième groupe et relèvent du même club français. Le poil les sépare nettement : celui du golden est plat ou ondulé avec de bonnes franges, quand le standard du labrador demande un poil court et dense, sans ondulation ni frange, passablement rêche. La robe aussi : ors et crèmes d’un côté, noir, jaune ou marron de l’autre. Et la queue de loutre n’appartient qu’au second.
La source
Le Livre des Origines Français (LOF) est le registre officiel de l’espèce. Les valeurs de taille et de poids par sexe, de section et d’épreuve de travail ci-contre, quand elles s’affichent, viennent du standard édité par la Fédération Cynologique Internationale ; Société Centrale Canine, son membre français, publie séparément sa propre fiche, d’où viennent les autres valeurs ci-contre. Le cran de taille du bandeau n’est publié par aucun des deux : c’est un calcul Monéleveur sur la hauteur au garrot du standard.
Fiche officielle Standard de la race
Standard en vigueur depuis le 16/06/2022
Avant d’adopter
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