Usage
Chien leveur de gibier. FCI-
Groupe 8 FCIGuide de la race
Quatrième race de France et l’une des rares en hausse : un chien gai, têtu, dont les oreilles et le toilettage se paient toute sa vie.

Usage
Chien leveur de gibier. FCI-
Groupe 8 FCITaille
Petite taille
2 sur 5 Mâles 39 à 41 cm au garrot Femelles 38 à 39 cm au garrot 13 à 14,5 kgPoil
Mi-long
Un à deux brossages par semaine, davantage en mue.Origine
Grande Bretagne
Tests reconnus
3 tests de santé
Avant de vous décider
01
Ce sont les chiffres de la Société Centrale Canine, pas une moyenne de forum : au moins trois brossages hebdomadaires, et un passage chez le toiletteur tous les trois à quatre mois. Le rendez-vous se prend en avance et se reprend, année après année.
02
Le registre les qualifie d’indispensables pour lui permettre de se défouler et de canaliser son énergie. Un cocker qui ne sort pas assez ne devient pas calme, il devient encombrant, et son format compact n’y change rien.
03
La Société Centrale Canine écrit que son éducation se fera très jeune, par la méthode naturelle, voire sous le signe de la fermeté, et que la rigueur est obligatoire pour vivre en harmonie avec lui. Les clubs d’éducation canine sont, sur sa fiche, la ressource qu’elle cite.
Le calendrier
La question la plus posée aux éleveurs est « quand puis-je le ramener ». La réponse est dans la loi.
Jour 0
L’éleveur la déclare. Sur Monéleveur, une portée peut être annoncée avant la naissance, et vous pouvez demander à être prévenu.
8 semaines
Un chiot peut légalement être cédé dès huit semaines, à condition d’être identifié par puce ou tatouage. Son numéro ICAD figure alors obligatoirement sur l’annonce.
Son histoire
La Société Centrale Canine admet que ses origines et son nom restent mystérieux. Au dix-huitième siècle, l’Angleterre sélectionne un type de spaniel appelé « cocking spaniel », du nom de son gibier de prédilection, la bécasse. Le terme cocker-spaniel apparaît dans les années 1850, le Kennel Club britannique reconnaît la race en 1892, et le standard est fixé en 1901.
En France, c’est un chasseur, Paul Gaillard, qui l’importe d’Angleterre à la fin du dix-neuvième siècle ; le Spaniel Club Français naît en 1898. Le cocker séduit aussitôt le citadin autant que le chasseur campagnard. Cette double carrière se lit encore dans le standard, qui note une différence installée entre les sujets d’exposition, plus lourds et plus robustes, et ceux destinés au travail.
Sélectionné pour lever la bécasse, adopté par la ville dans la foulée
Son look
Le standard décrit un chien de chasse gai et vigoureux, harmonieux et compact : la distance du garrot à la naissance de la queue égale à peu près la hauteur au garrot.
Les oreilles se regardent en premier, et le standard les mesure : en forme de lobe, attachées bas au niveau des yeux, garnies de longues franges soyeuses, et le cuir peut atteindre l’extrémité de la truffe. Les yeux sont bruns ou brun foncé, jamais clairs, et virent au noisette foncé chez les chiens marron, pour s’harmoniser avec la robe.
La robe admet beaucoup, mais pas tout. Chez un unicolore, le noir, le rouge, le fauve, le marron, le noir et feu et le marron et feu sont reconnus, et aucun blanc n’est admis, sauf une petite tache sur la poitrine. Les particolores se déclinent en bicolores, tricolores et rouannés, mouchetés ou non ; toute autre couleur n’est pas souhaitée.
La queue s’attache un peu plus bas que la ligne du dos et se porte horizontalement, jamais relevée. La taille se lit par sexe : environ 39 à 41 cm au garrot pour les mâles, 38 à 39 cm pour les femelles.
Chez un unicolore, le blanc se limite à une tache sur la poitrine
Au quotidien
La Société Centrale Canine en fait un ami et un complice, qui vit intimement avec son maître et partage toutes ses passions. Doux, affectueux, très joueur, il s’entend très bien avec les enfants, et le standard ajoute l’image qui va avec : une queue qui remue sans arrêt, un chien grouillant dès qu’il suit une piste.
L’autre moitié du portrait est dans la même fiche, et on ne l’attend pas d’un chien aussi doux : caractère assez indépendant, forte personnalité. Le registre en tire une consigne sans nuance, la rigueur est obligatoire pour vivre en harmonie avec lui. L’éducation commence très jeune, par la méthode naturelle, voire sous le signe de la fermeté.
De longues promenades quotidiennes lui sont indispensables pour canaliser son énergie, en ville comme à la campagne. Et la solitude s’apprend : la SCC demande de lui enseigner dès son plus jeune âge à rester seul de temps à autre.
La rigueur, sinon le charme décide à votre place
Son entretien
La Société Centrale Canine chiffre l’entretien, ce qui est rare : brossage trois fois par semaine au moins, et une visite chez le toiletteur tous les trois à quatre mois. C’est le second chiffre qui pèse, parce qu’il ne se règle pas une fois mais trois ou quatre par an, pendant toute la vie du chien.
Ce travail tient aux franges plus qu’au dos. Le standard veut le poil plat et de texture soyeuse, jamais fil de fer, jamais bouclé, avec des franges fournies aux antérieurs, sur le corps et sur les postérieurs au-dessus des jarrets.
Deux gestes s’ajoutent au brossage, et le registre les nomme : surveiller les oreilles longues et pendantes, tout particulièrement l’été, et nettoyer régulièrement les yeux avec un produit adapté, conseillé par le vétérinaire.
Le toiletteur revient trois à quatre fois par an, à vie
Santé de la race
La fiche de la Société Centrale Canine tient en un avertissement pour cette race : le Cocker spaniel anglais est gourmand. La ration se décide donc avec le vétérinaire, et pas avec le chien.
Côté dépistage, la hanche ne se répond ni par oui ni par non. Une radiographie est lue par un lecteur officiel, qui pose une lettre sur une échelle de A à E. Demandez celle du père et celle de la mère, écrites sur leur compte rendu.
HD Dysplasie de la hanche (HD) Dépistage coté Grille du Spaniel Club Français
NF Néphropathie familiale (NF) Test ADN Grille du Spaniel Club Français
PRA Atrophie progressive de la rétine (PRA) Test ADN Grille du Spaniel Club Français
À lire avant de vous engager
Aucune race ne va à tout le monde. Voici les cas où celle-ci se passe mal.
Le registre relève deux choses côte à côte : le cocker est gourmand, et ses yeux implorants ont fait sa réputation. Il écrit aussi, sans détour, « sachez rester le maître ». Le charme de cette race est réel, et c’est exactement ce contre quoi il faut tenir à table comme sur le canapé.
Doux et affectueux, oui, mais la même fiche le décrit d’un caractère assez indépendant et d’une forte personnalité. Qui espère un compagnon qui s’aligne tout seul se prépare à une négociation permanente avec un chien plus malin que la moyenne.
La Société Centrale Canine écrit que le plus heureux des cockers est celui qui vit avec son maître, dedans comme dehors, et qu’il faut lui apprendre dès son plus jeune âge à rester seul de temps à autre. « De temps à autre » n’est pas « toute la journée », et l’apprentissage se fait chiot ou ne se fait pas.
Trois à quatre passages par an sur une dizaine d’années, ce n’est pas un extra, c’est une ligne fixe. Ni le standard ni le registre ne publient de tarif : demandez à l’éleveur ce qu’il paie pour ses propres chiens, il le sait.
Questions fréquentes
Cela dépend de sa robe. Chez un unicolore, noir, rouge, fauve, marron, noir et feu ou marron et feu, le standard n’admet aucun blanc, à l’exception d’une petite tache sur la poitrine. Les particolores, eux, sont blancs par définition : bicolores, tricolores ou rouannés, avec ou sans moucheture. Toute autre couleur ou marque n’est pas souhaitée.
La Société Centrale Canine demande de surveiller ses oreilles longues et pendantes, tout particulièrement l’été. Le standard donne la mesure de ce qu’il y a à regarder : attachées bas au niveau des yeux, en forme de lobe, couvertes de longues franges soyeuses, et un cuir qui peut atteindre l’extrémité de la truffe. C’est un geste de routine, à prendre comme tel.
Oui, une seule race et un seul standard. Mais celui-ci constate lui-même une différence installée entre les deux lignées : les cockers d’exposition sont plus robustes et plus lourds que ceux destinés au travail. Demandez à l’éleveur ce qu’il produit et ce que font ses chiens, la réponse en dit long sur le chien que vous ramènerez.
Le registre écrit qu’il est très joueur et qu’il s’entend très bien avec les enfants. La réserve porte sur l’adulte plutôt que sur le chien : caractère indépendant, forte personnalité, et une éducation à mener très jeune avec fermeté. Un foyer où personne ne pose les règles lui laisse le rôle vacant.
Oui. La Société Centrale Canine écrit que le plus heureux des cockers est celui qui vit avec son maître, à la campagne comme en ville. Elle pose deux conditions dans la même page : de longues promenades quotidiennes pour canaliser son énergie, et l’apprentissage de la solitude dès le plus jeune âge.
La source
Le Livre des Origines Français (LOF) est le registre officiel de l’espèce. Les valeurs de taille et de poids par sexe, de section et d’épreuve de travail ci-contre, quand elles s’affichent, viennent du standard édité par la Fédération Cynologique Internationale ; Société Centrale Canine, son membre français, publie séparément sa propre fiche, d’où viennent les autres valeurs ci-contre. Le cran de taille du bandeau n’est publié par aucun des deux : c’est un calcul Monéleveur sur la hauteur au garrot du standard.
Fiche officielle Standard de la race
Standard en vigueur depuis le 08/10/2012
Avant d’adopter
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